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Le contrôle technique pour les véhicules légers est obligatoire depuis le 1er janvier 1992. Réglementation, délais, coût, le point sur ce test visant à vérifier si une voiture peut rouler en toute sécurité.

PLAN
La réglementation du contrôle technique
Le déroulement du contrôle technique
Le coût du contrôle technique

La réglementation du contrôle technique

Le contrôle technique répond à des règles strictes qui concernent un grand nombre d’automobilistes. Elles sont établies par les articles R.323-1 à R323-26 du Code de la route  et l’arrêté du 18 juin 1991 relatif à la mise en place et à l’organisation du contrôle technique des véhicules. Ces règles ont été modifiées par un arrêté publié au Journal officiel du 2 mars 2017. Ces nouvelles mesures entreront en vigueur à compter du 20 mai 2018. Elles font suite à une directive européenne datant de 2014 qui renforce ce type de contrôle avec pour objectif de réduire de 50% le nombre de tués sur les routes d’ici à 2020. Les Etats membres de l’Union européenne (UE) disposent de quatre ans pour adapter cette directive, ce que fera la France à compter du 20 mai 2018.

Les véhicules concernés

Tous les véhicules particuliers (VP) de plus de quatre ans dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est inférieur ou égal à 3,5 tonnes doivent, de façon régulière, passer au contrôle technique.

Où réaliser un contrôle technique ?

Le contrôle technique doit obligatoirement se dérouler dans un centre agréé par l’Etat qui doit posséder un numéro d’agrément délivré par la Préfecture. Leur liste est notamment disponible sur le site securitest.fr ou sur celui de l’organisme technique central. En France il existe au total plus de 6.000 centres reconnus. Pour être sûr que ces centres sont homologués, un panneau doit le préciser dès l’entrée.

Les documents à présenter

Lors du contrôle technique, les automobilistes doivent présenter uniquement le certificat d’immatriculation (nouvelle appellation donnée à la carte grise). Attention, il doit s’agir de l’original de ce document, la photocopie ne pourra pas être acceptée.

Le déroulement du contrôle technique

Les délais du contrôle technique

Le calendrier du contrôle technique est très précis. Ainsi, la première vérification doit être effectuée dans les six mois précédant le 4e anniversaire de la première mise en circulation du véhicule. Cette date figure sur le certificat d’immatriculation.
Ensuite, les contrôles techniques doivent être réalisés tous les deux ans. Aucun rappel n’est envoyé, c’est à l’automobiliste de ne pas oublier cette échéance. Toutefois, pour s’en rappeler, à la fin de chaque contrôle technique, une vignette est apposée sur le pare-brise sur laquelle figure la date buttoir avant laquelle le nouvel examen doit avoir lieu.
Par ailleurs, si un particulier vend un véhicule de plus de quatre ans, il doit remettre obligatoirement un rapport de contrôle technique datant de moins de six mois. Sans preuve de ce contrôle, la Préfecture peut refuser de délivrer un nouveau certificat d’immatriculation.
Les propriétaires d’un véhicule de collection, c’est-à-dire qui a plus de 30 ans, doivent effectuer un contrôle technique tous les cinq ans.

A savoir : si ces délais ne sont pas respectés, l’automobiliste, en cas de contrôle, encourt une amende de 135 euros. L’amende peut être minorée à 90 euros ou majorée à 375 euros selon le délai de paiement. Les forces de l’ordre délivrent alors une fiche de circulation provisoire et le véhicule doit être contrôlé dans les sept jours.

Les points vérifiés lors du contrôle technique

Jusqu’au 20 mai 2018

Le contrôle technique est basé sur les constatations visuelles du contrôleur. Il utilise pour cela un banc de freinage et un analyseur de gaz. Dix fonctions du véhicule sont étudiées, ce qui représente au total 124 points de contrôles :
• l’identification du véhicule
• le freinage
• la direction
• la visibilité
• l’éclairage et la signalisation
• les liaisons au sol
• la structure de la carrosserie
• les équipements
• les organes mécaniques
• la pollution sonore

L’analyse de ces points peut donner lieu à la détection de 409 défauts différents dont près de la moitié pourront être vérifiés lors d’une contre-visite.

A l’issue de ces analyses, si aucun défaut majeur n’a été constaté, l’automobiliste reçoit un procès-verbal, preuve que le contrôle a été réalisé et que le véhicule est aux normes, ce qui lui donne l’autorisation de circuler. Un timbre portant la lettre A sera également collé sur la carte grise. Si un problème est détecté, il sera alors nécessaire d’effectuer des réparations. Ces défauts doivent obligatoirement être rectifiés s’ils concernent le système de freinage, les pneus et leur fixation, les dispositifs d’éclairage, la pollution, la suspension et les essieux, la direction et les roues, certains éléments de la carrosserie ainsi que certains éléments de sécurité. Ces réparations devront ensuite être contrôlées lors d’une contre-visite (lire ci-dessous)

A compter du 20 mai 2018

L’arrêté du 2 mars 2017 relatif à l’organisation du contrôle technique ajoute de nouveaux points de contrôle. Ils passent de 123 à 131.

Entre l’avis favorable et l’avis défavorable avec des obligations de réparation, le décret du 2 mars 2017 crée un troisième niveau de résultat, « défavorable pour défaillances critiques ». Il s’agit de la détection de problèmes qui ont des conséquences graves sur la sécurité routière comme des plaquettes de frein mal montées, un siège conducteur mal fixé ou encore l’absence de liquide de frein. Dans cette situation, l’automobiliste a 24 heures pour effectuer les réparations. Il devra ensuite réaliser une contre-visite pour montrer que les réparations demandées ont bien été effectuées (lire ci-dessous).

L’arrivée de ces nouveaux défauts dits « critiques » font que le nombre de problèmes qui peuvent être constatés passe de 409 à 606 dont 139 défaillances mineures, 340 majeures et 127 critiques. Le conseil national des professions de l’automobile (CNPA) donne un exemple de cette gradation des risques : « l’état d’usure des plaquettes de frein conduira à une défaillance mineure si l’usure est importante sans atteindre la marque minimale, majeure si l’usure est excessive avec marque minimale atteinte ou si le témoin au tableau de bord est allumé et enfin critique si l’usure est telle que la marque minimale n’est plus visible et que le support de plaquette est proche du disque ».

Autre nouveauté : les contrôleurs ne feront plus uniquement un constat de la défaillance mais devront déterminer sa gravité. Par exemple, le CNPA explique qu’une « mauvaise fixation du système d’échappement constituera une défaillance majeure. Mais une mauvaise fixation du système d’échappement pouvant entraîner une chute conduira au constat d’une défaillance critique ».

Les points de contrôle prendront également en compte les évolutions technologiques qu’ont connues les véhicules ces dernières années. Ainsi, le contrôle de l’ABS, système antiblocage des roues, passe d’une à six défaillances potentielles.

La contre-visite en cas de problème

Si un problème est détecté lors de l’analyse de la voiture, la lettre S est apposée sur la carte grise et l’automobiliste doit s’engager à effectuer, le plus rapidement possible, les réparations demandées. Le délai pour les effectuer est fixé à deux mois qu’il s’agisse d’un avis défavorable simple ou d’un avis défavorable pour défaillances critiques. S’il est dépassé, il faudra alors repasser le contrôle technique.

A savoir : les véhicules présentant des défaillances mineures comme par exemple une usure anormale des pneumatiques ou encore l’endommagement du tuyau d’échappement sans fuite ni risque de chute ne font pas l’objet d’une contre-visite.

Le coût du contrôle technique

Il n’existe aucune règle concernant le prix du contrôle technique. Chaque centre agréé peut proposer celui qu’il veut. Le tarif doit être affiché dès l’entrée du centre de contrôle.
D’après Simplauto, comparateur de prix des contrôles techniques, le prix moyen du contrôle technique était en 2015 de 67,34 euros et le prix moyen d’une contre-visite de 14 euros.

Le prix du contrôle technique par département

Comme les prix sont libres, la différence d’un département à l’autre peut être très importante. La preuve avec les tarifs de 2015 analysés par Simplauto.

Les trois départements où le contrôle technique est le moins cher
Loire : 56,60 euros
Moselle : 60,30 euros
Indre-et-Loire : 61,25 euros

Les trois départements où le contrôle technique est le plus cher

Haute-Savoie : 79,64 euros
Hautes-Alpes : 79,54 euros
Paris : 79,31 euros

Retrouvez l’ensemble des tarifs par département ici.

Les astuces pour réduire le coût du contrôle technique

En dehors des différences tarifaires géographiques, il existe plusieurs solutions pour réduire le coût de son contrôle technique.
• Utiliser les comparateurs de prix comme simplauto.com, controletechniquegratuit.com ou Cteasy.com. Il suffit d’indiquer son code postal, le type de véhicule et le type de carburant utilisé ainsi que le mois du contrôle souhaité. Ensuite, plusieurs centres et tarifs sont présentés et un rendez-vous en ligne peut être pris. Autre avantage, des réductions peuvent être proposées par les centres de contrôle partenaires de ces comparateurs.
• Se renseigner auprès de son assureur auto. Il est possible que ce dernier ait des partenariats avec des établissements de contrôle. Dans ce cas, en s’y rendant, des réductions sur le prix du contrôle peuvent être proposées.
• Profiter des ventes flash. Certains centres de contrôle technique offrent des réductions à certaines périodes de l’année. En contrepartie de cette baisse de prix, l’automobiliste ne pourra pas choisir son créneau de contrôle
• Prendre rendez-vous pendant les heures creuses. Certains centres proposent des tarifs moins élevés lors de plages horaires spécifiques, souvent les moins demandées (par exemple en milieu de journée)
• Pour éviter le coût d’une contre-visite, faites vous-même un pré-contrôle en analysant les point qui peuvent faire l’objet d’un refus de contrôle technique. Certains garages peuvent réaliser ce pré-contrôle avant d’emmener votre véhicule au contrôle technique.