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Catégorie : Famille
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Depuis le 7 novembre 2017, les collégiens peuvent bénéficier d’une aide gratuite aux devoirs baptisée « Devoirs faits ». Encadrée par des professionnels, cette mesure d’accompagnement scolaire pourrait s’étendre prochainement à l’école élémentaire.

Les collégiens bénéficient d'une aide pour réaliser leurs devoirs.

Qu’est-ce que le dispositif « Devoirs faits » ?
Qui sont les bénéficiaires de « Devoirs faits » ?
Les modalités du programme « Devoirs faits »
La rémunération des intervenants et des professeurs à « Devoirs faits »

Il n’est pas toujours facile de faire ses devoirs une fois rentré chez soi. Manque de concentration, questions auxquelles personne ne peut répondre, tension dans les familles… les sources de difficultés peuvent être nombreuses. Pour éviter cette situation, les collégiens peuvent prendre part au dispositif « Devoirs faits » depuis la rentrée des vacances de la Toussaint 2017. Ce dispositif a été reconduit pour l'année 2018-2019 sous la même forme.

Qu’est-ce que le dispositif « Devoirs faits »?

Devoirs faits a été mis en place par l’Éducation nationale pour les collégiens qui souhaitent faire leurs devoirs dans leur établissement, en dehors des heures de cours. Pour les encadrer, ils bénéficient de l’aide de professionnels volontaires recrutés parmi les professeurs, les assistants d’éducation, les jeunes en service civique, ou des associations qui pratiquent déjà l’aide aux devoirs.

D’après le ministère de l’Éducation nationale, « il ne s’agit pas d’un cours supplémentaire mais d’un temps dédié à la réalisation des devoirs, en lien avec les connaissances et compétences travaillées en classe ». L’élève peut ainsi profiter de ce moment pour faire part de ses incompréhensions au personnel encadrant. Le but est que le collégien rentre chez lui en ayant déjà réalisé ses devoirs.

Qui sont les bénéficiaires de « Devoirs faits » ?

Cette aide gratuite s’adresse aux collégiens volontaires de l’ensemble des collèges publics, quel que soit le niveau de ressources de leur foyer. Quelques jours après le lancement de la nouvelle opération, d’après le ministère de l’Education nationale, près de 25% des élèves s'étaient déjà portés volontaires. Un chiffre revu à la baisse par le même ministère au terme de la première année d'application : en 2017-2018, seuls 20% des collégiens ont réellement profité du dispositif. De plus, celui-ci n'a pas été appliqué de manière uniforme sur l'ensemble du territoire.

D'où les nouveaux objectifs fixés pour la rentrée 2018-2019 : proposer « Devoirs faits » 4 heures minimum par semaine dans  chaque collège après les vacances d'automne et inciter un nombre croissant d'élèves à bénéficier de cette aide. Pour donner un coup de fouet au dispositif, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a fait appel au Centre national d'enseignement à distance (Cned). Ce dernier propose, depuis janvier 2019, un nouveau service numérique aux collégiens dans le cadre de « Devoirs faits ». Le nom de cette application, totalement gratuite : Jules. Cet outil est disponible pour les élèves et les professeurs via plusieurs espaces : l'espace numérique de l'établissement (le fameux ENT), la page dédiée du Cned (https://devoirsfaits.cned.fr/bot) et une application mobile pour smartphone et tablette (elle est « utilisable à domicile ou dans l'établissement sur autorisation", précise le Cned). Le ministère de l'Éducation nationale explique que « cet outil favorise l'autonomie de l'élève et cultive ses compétences de recherche et de réflexion ». Et d'ajouter : « Développé à ce stade en français et en mathématiques, il a vocation à très rapidement aider les collégiens dans d'autres disciplines ».

Les équipes pédagogiques peuvent détecter les élèves pour qui ce dispositif est le plus approprié. L’autorisation est ensuite demandée aux parents. Cette mesure est destinée à réduire les facteurs d’inégalité que peuvent créer les devoirs entre les enfants qui peuvent bénéficier de l’aide de leurs parents ou d’un professeur particulier et ceux qui n’ont pas ces moyens à leur disposition. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que cette mesure serait mise en place dans les écoles élémentaires à la rentrée 2018. Pour le moment, cette annonce n'a pas encore été confirmée.

A savoir : les élèves en situation de handicap peuvent bénéficier de l’opération s’ils suivent une scolarité en classe ordinaire ou dans une unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis)

Les modalités du programme « Devoirs faits »

Le dispositif « Devoirs faits » représente une heure d’accompagnement par jour, soit quatre heures par semaine. Ensuite, chaque établissement choisit les modalités de sa mise en place : créneaux horaires (pause déjeuner, fin d’après-midi, lors des heures de permanence…), nombre d’heures par semaine, taille des groupes, nombre d’élèves concernés, lieu où se déroule le suivi des devoirs...

D’après des chiffres communiqués par le ministère de l’Éducation nationale, 35% de cette aide aux devoirs a lieu en fin de journée, 20% à la pause méridienne et le reste en cours de journée. Certains établissements peuvent, par exemple, le proposer le matin entre 8 heures et 9 heures.
Pour mettre en place ce dispositif, les responsables de collège peuvent se référer à un vademecum réalisé par le ministère de l’Éducation.

La rémunération des intervenants et professeurs à « Devoirs faits »

Chaque établissement peut désigner un coordinateur de ce programme. Cette mission de coordination pourra faire l’objet d’un versement d’indemnités pour mission particulière.
De leur côté, les professeurs participants sont rémunérés en HSE (heures supplémentaires effectives). Le taux des HSE varie en fonction du grade et de l’obligation réglementaire de service de l’enseignant.
Si ce sont des documentalistes, du personnel administratif ou encore l’assistant social qui interviennent, ils sont rémunérés selon les cas précisés dans le cadre des décrets du 11 juillet 2012 et du 30 janvier 1996. Ainsi, le décret de 2012 concernant la rémunération d’intervenants occasionnels indique que « la rémunération est calculée sur la base d'un taux horaire de référence, auquel peut être appliqué un coefficient multiplicateur de 1 à 7 ; elle est plafonnée, par mois, à 120 fois le taux horaire ainsi déterminé et, sur une période de douze mois, à 150 fois ce même taux ». Les assistants d’éducation sont rémunérés en heures supplémentaires.