La Maif va proposer des assurances plus connectées


La Maif a confirmé son ambition d'entrer pleinement dans l'ère du numérique. L'assureur mutualiste devrait proposer de nouvelles offres à ses sociétaires, davantage digitales, simples et rapides. Mais la Maif ne compte pas pour autant passer au tout digital.  

La Maif va proposer des contrats d'assurance davantage connectés en 2016 à ses sociétaires.

Les groupes mutualistes prennent le virage du numérique, c’est une certitude. Après les annonces de la Macif quelques jours auparavant, c’est au tour de la Maif d’innover et d’entrer dans le digital.

Suivant le plan stratégique initié l’année passée et qui se poursuivra jusqu’en 2018, la Maif compte bien apprivoiser « la rupture digitale ».

« Une entreprise comme la Maif centrée sur l’assurance dommages du particulier est très exposée à ce bouleversement du marché. Ainsi une réaction sur la façon dont on pratique notre métier d’assureur s’impose de notre part », avait affirmé le directeur général du groupe Maif Pascal Demurger lors d’un point presse le 12 février 2016.

« Surprendre nos sociétaires »

Concrètement, la mutuelle va lancer plusieurs nouvelles offres davantage tournées vers le numérique et les nouvelles technologies. Si Pascal Demurger demeure énigmatique sur le contenu de ces produits, il a tout de même évoqué une assurance multirisques habitation (MRH) destinée aux jeunes, la mise au point d’un contrat d’assurance vie haut de gamme et un partenariat revu dans le domaine de l’assurance santé avec la MGEN. « 2016 sera l’année de l’expérimentation voire peut être de la généralisation de ces offres en rupture avec nos pratiques actuelles de mutualiste traditionnel, avait indiqué le directeur général du groupe. Nous allons élaborer, tester et mettre au point des offres qui surprendront nos sociétaires. Nous voulons créer un « effet waouh »».

Sans vouloir s’avancer sur la concrétisation du projet, ce dernier a tout de même confirmé que des tests étaient actuellement réalisés sur le principe du « Pay how you drive » qui consiste à insérer un boîtier dans le véhicule de l’assuré afin de mesurer ses pratiques de conduite et de faire évoluer sa prime en fonction. En fonction de la pertinence des résultats de ce test, l’offre pourrait être étendue à l’ensemble des sociétaires ou ne finalement pas voir le jour.

Améliorer l’expérience utilisateur connectée

L’atout principal de la Maif reste la qualité de sa relation avec ses assurés. Or, même si la loi Hamon, qui autorise la libre résiliation de son contrat au bout d’un an, n’a eu qu’un impact limité sur son portefeuille (500 à 1.000 résiliations), le groupe mutualiste a bien conscience qu’il est obligé de se tourner vers ce genre d’innovations et de services pour continuer à satisfaire ses sociétaires.

« Demain, un assuré n’ira pas comparer la relation qu’il entretient avec son assureur avec un autre. Il regardera la fluidité des services proposés par d’autres opérateurs, comme les plateformes collaboratives, à l’image d’Airbnb, qui offre une expérience utilisateur simple et rapide. C’est pourquoi nous devons nous élever à ce niveau de simplicité, de qualité et d’accompagnement », expose Pascal Demurger. Celui-ci évoque ainsi l’amélioration et le développement du digital au travers des sites internet et de l’application du groupe afin que les sociétaires disposent d’outils qui répondent rapidement et efficacement à leurs attentes.

Attention, ce n’est pas parce que la Maif entend prendre le virage du numérique que le groupe compte pour autant délaisser l’accueil physique et téléphonique. Le directeur général l’assure, « le digital n’interviendra pas sur l’ensemble des activités du groupe. Par ailleurs, le digital ne signifie pas la fin de la relation humaine. Au contraire, je dirai même que comme elle sera plus rare, il faudra qu’elle soit encore de meilleure qualité ».

Quant au calendrier, le président du groupe Maif Dominique Mahé et Pascal Demurger avaient annoncé en février 2016 de nouvelles offres en juin, mais rien pour le moment n’a filtré de mémoire.