Le coût de l’assurance en légère hausse (0,8%) dans le budget auto


L'assurance auto pèse encore un peu plus lourd dans le budget annuel d'un automobiliste. Quel que soit le modèle du véhicule, les primes sont à la hausse d'une année sur l'autre.  

Le coût de l'assurance auto a encore progressé dans le budget d'un automobiliste.

Quelle est la part de l’assurance dans un budget auto ? Bien que la tarification d’un contrat varie selon le conducteur, le véhicule et son usage, l’Automobile Club Association (ACA) en livre une estimation dans son étude annuelle sur le budget des automobilistes français publiée le 30 mars 2017.

L’association a ainsi passé au crible différents postes de dépenses parmi lesquels l’assurance afin d’établir un budget annuel moyen pour cinq modèles de véhicules parmi les plus utilisés. Ensuite, les automobilistes ont été classés en deux catégories : les petits rouleurs parcourant autour de 8.500 kilomètres par an (Renault Clio essence et diesel et Dacia Logan diesel) et ceux qui dépassent les 16.000 km/an (Peugeot 308 diesel et Toyota Prius hybride). L’enquête a ensuite été menée auprès des constructeurs, des réparateurs, des assureurs etc. pour chaque catégorie de véhicule. L’étude ne calcule donc pas les dépenses moyennes par conducteur.

Moins de 1% de hausse en un an

Premier enseignement de l’étude, quel que soit le modèle, les tarifs d’assurance auto* ont cru d’une année sur l’autre. Toutefois, l’ACA concède que malgré « des dépenses automobiles [qui] ont encore une fois surperformé en 2016, ce sont les primes d’assurance qui ont été les plus sages ». En effet, après une augmentation de 1,4% entre 2014 et 2015, les primes d’assurance auto ont cru de « seulement » 0,8% en 2016. Rapporté à l’inflation, la hausse n’est toutefois pas si anodine puisqu’elle « représente quand même quatre fois le niveau de l’inflation », pointe l’ACA.

Un constat qui n’est pas surprenant compte tenu du niveau bas de l’inflation en 2016 (0,2%). Déjà l’année passée, Céline Genzwurker-Kastner, directrice juridique de l’ACA, estimait que « les primes d’assurance augmentent généralement au-dessus du niveau de l’inflation [et qu’on] ne pouvait y échapper en cette année d’inflation zéro ».

En cause, sont pointés du doigt « une accidentalité en progression, un accroissement des coûts médicaux et des indemnités aux victimes, la complexification des véhicules à réparer et côté atelier, des pièces de rechange Renault qui augmentent de 2,5% ».

Dans le détail, les primes pour assurer une Renault Clio essence, une Dacia Logan diesel et une Peugeot 308 diesel ont cru de 0,8% entre 2015 et 2016, de 0,7% pour une Renault Clio diesel et de 8% pour une Toyota hybride qui subit la plus forte hausse d’une année sur l’autre.

Avec une prime annuelle moyenne de 626 euros, la Dacia Logan arrive en tête du classement des voitures les moins gourmandes, suivie de la Clio Essence (647 euros) et de la Clio diesel (683 euros). La Peugeot 308 et la Toyota Prius hybride ferment la marche avec des primes annuelles respectives de 791 euros et 981euros.

Attention toutefois à l’effet trompe-l’œil : en effet, il ne faut pas oublier que les conducteurs types de la Peugeot 308 et de la Toyota Prius parcourent plus de 16.000 km/an, ce qui a un impact à la hausse sur l’assurance. Qui plus est, la Toyota Prius dispose d’une technologie plus avancée que les Clio et la Dacia Logan, ce qui joue également sur le montant final de la prime.

L’assurance, environ 10% d’un budget auto

Ainsi, la part de l’assurance dans le budget total annuel du modèle est moins importante pour les gros rouleurs : l’assurance représente 9,4% du budget total (8.335 euros) de la Peugeot 308 et 10,4% de celui (9.471 euros) de la Toyota Prius. A l’inverse, si la Dacia Logan s’assure pour « seulement » 626 euros par an, la part de l’assurance sur le budget total est la plus élevée (13,2%), avant les deux Clio (11,03% de 6.190 euros pour la diesel et 11% de 5.883 euros pour l’essence).

Au-delà des primes, l’ACA a également calculé la part des taxes dans les assurances de chaque modèle : pas de jaloux ou presque, les taxes ont progressé uniformément d’un euro, leur évolution étant régie par le code des assurances, exception faite de la Toyota Prius (+5 euros). Ainsi, un automobiliste s’acquitte de 135 euros de taxes sur sa prime annuelle d’assurance lorsqu’il conduit une Clio essence, de 141 euros pour une Clio diesel, de 163 euros pour une Peugeot 308, de 129 euros pour une Dacia Logan et de 202 euros pour une Toyota Prius. « L’automobiliste est un contribuable généreux », résume le président de l’ACA, Didier Bollecker.

Maigre consolation pour les conducteurs assidus, tous ont profité d’une baisse de l’ordre de 1 à 2% du prix du carburant, diesel comme essence, bien loin des diminutions de 8 à 10% constatées en 2015.

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Des écarts considérables en fonction de la région

Si le modèle du véhicule possède un impact sur le prix de l’assurance, le lieu de résidence de son propriétaire également. Pour un véhicule essence, un Limousin s’acquitte en moyenne d’une prime de 554 euros par an, contre 730 euros pour un habitant de la région PACA. Près de la moitié des 22 (anciennes) régions pratiquent des tarifs d’assurance auto supérieurs à 600 euros. C’est notamment le cas de la région Rhône-Alpes (687 euros), de l’Aquitaine (675 euros) du Nord-Pas de Calais (661 euros) et de l’Ile-de-France (648 euros). A l’inverse, il fait bon rouler en Lorraine (564 euros), en Bretagne (561 euros) ou encore dans les Pays de la Loire (569 euros).

 

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