Co-investir propose de mutualiser ses coûts pour s’offrir un pied-à-terre à Paris


Co-investir Paris propose aux particuliers d'acheter des biens à plusieurs afin de mutualiser les frais. Cette société spécialisée dans l'immobilier invite les investisseurs installés à Paris, en province ou à l'étranger à souscrire au capital de SCI dans l'optique de mettre en commun leurs apports et déléguer la recherche d'appartements, leur aménagement et leur gestion, jusqu'à une revente potentielle.

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S’offrir un pied-à-terre de 80 m2 à Paris pour le prix d’un 20 m2, c’est la promesse de Co-investir Paris qui propose à ses clients d’investir dans des biens haut de gamme à moindre coût. La solution miracle : mutualiser les investissements et la gestion en sous-traitant à cette société spécialisée dans l’immobilier. Les intérêts sont multiples pour les clients. Mutualiser l’investissement permet ainsi d’acquérir un bien de qualité à Paris pour « 275.000 à 350.000 euros », précise David Monroe, président de Corestones Co-investir Paris.

Minimiser les coûts et les risques

Pour ce spécialiste, « avec ce concept d’achat groupé, les acquéreurs n’ont à s’occuper de rien ». La société gère les phases de recherche, d’aménagement et de gestion du bien. Une simplicité et un investissement limité qui répondent aux attentes des investisseurs : « On a constaté une évolution des mentalités où la notion de propriété devient moins essentielle que celle d’utilisation », observe David Monroe. Pointant les effets de la crise, les dirigeants de Corestones Co-investir Paris insistent en effet sur la volonté des particuliers de limiter leurs investissements. En finançant l’acquisition d’un bien dans la capitale à deux, trois, voire quatre personnes, l’investissement est donc minimisé.

Aboutissement d’un montage juridique complexe, le co-investissement repose sur un démembrement temporaire du bien acquis. La propriété du bien choisi est répartie sur deux sociétés civiles immobilières (SCI). La première est « classique » puisqu’elle permet aux investisseurs de partager au prorata des parts possédées le produit de cessions à terme et l’éventuelle plus-value qui y est attachée. La seconde société acquiert l’usufruit temporaire de l’appartement et donne au client un « droit de jouissance à temps partagé ». Elle prend en charge les travaux d’aménagement, d’ameublement et assure la répartition de l’utilisation entre associés pendant 8 ans. Cette période correspond également à la durée minimale de détention des titres de SCI. Cependant, si un des associés ne peut les conserver jusqu’à ce terme, la possibilité lui est donnée de les revendre. « L’associé jouit d’un droit de retrait, précise Gilles Cabre, notaire chez Monassier et associés. Les autres associés bénéficient d’un droit de 1er refus, c’est-à-dire d’un droit de préemption. Le prix des parts est alors fixé par le cédant. »

Plus cher qu’une agence

Pour David Monroe, trois idées sont à la base du concept : « Sécuriser la période d’utilisation sur huit ans, trouver un mécanisme de sortie pré-organisé et garantir que les co-investisseurs profitent d’une éventuelle plus-value ».

Dans les faits, l’investisseur achète des parts de SCI d’au minimum 25% du total. Chacune de ces parts attribue 13 semaines d’utilisation de l’appartement acquis. « Il est possible de réserver un premier bloc de 6 semaines dès le 1er juillet de l’année précédente. Un système de priorité tournante est mis en place par soucis d’équité », précise Thomas Abinal, directeur général de Co-investir Paris. Les 7 semaines suivantes sont réservables entre 5 et 6 mois à l’avance.

Contrecoup de ce système très avantageux pour les investisseurs, le coût de ce service est sensiblement supérieur à celui d’une agence. « Les commissions représentent 10% de l’actif engagé contre 5% en moyenne pour une agence, reconnaît Thomas Abinal. Mais à l’achat, le bien est équipé. Notre travail consiste aussi à anticiper les besoins de l’utilisateur. » En effet, l’équipe de Co-investir se fait forte de tout faire pour que l’acquéreur « n’ait pas à souffrir de fait qu’il n’ait pas conçu l’appartement ». Malgré des tarifs qui peuvent sembler prohibitifs, l’opération séduit déjà : après une première opération sur un appartement de 83 m2 avenue Bosquet dans le 7ème arrondissement de Paris puis sur un 2 pièces de 57 m2 rue des Beaux-arts dans le 6ème arrondissement, une nouvelle tractation est en cours sur un appartement de 73 mrue Robert Estienne, dans le 8ème arrondissement.

Principal avantage en terme de liquidité, au bout de huit ans, les deux SCI se transforment en une seule société de pleine propriété. Les associés peuvent donc déclencher la vente de l’appartement s’ils n’ont pas réussi à céder leurs parts à un tiers dans un délai de 6 mois. « Lors de la vente du bien, le prix est fixé par la moyenne des évaluations des agences », précise Gilles Cabre. Même si les prix de l’immobilier ont tendance à se contracter, l’immobilier à Paris résiste aux difficultés actuelles du marché. Le co-investissement dans la capitale semble donc avoir de beaux jours devant lui.