Corse : vers une limitation de l’accès à la propriété ?


 

« Limiter l’accès à la propriété foncière pour les non-résidents », telle est la proposition choc de Paul Giacobbi. Dans une interview au quotidien Corse Matin du mercredi 7 août, le président du Conseil exécutif de Corse s’élève contre la spéculation foncière sur l’Ile de Beauté. « Si on peut acheter un terrain en Corse aussi aisément qu’une tablette de chocolat sur le rayon d’un supermarché, on court à la catastrophe », clame-t-il.

Pour le député de Haute-Corse (PRG), les insulaires n’ont tout simplement pas accès à la propriété. Il faudrait donc créer un statut dérogatoire pour les Corses et « fixer, pourquoi pas, le délai à cinq ans de résidence ou se fonder sur l’attachement familial à la Corse afin de ne pas pénaliser les Corses de l’extérieur ».

Paul Giacobbi ne fait ici que reprendre les arguments développés par les nationalistes de l’Ile. En 2010, le président du groupe indépendantiste Corsica Libera, Jean-Guy Talamoni, préconisait dans une interview à LaVieImmo.com « une citoyenneté insulaire qui s’obtiendrait au bout de dix ans de résidence à titre principal en Corse. Cela est valable pour toute personne désireuse de s’installer dans l’île, et c’est une des solutions que nous préconisons effectivement contre la spéculation ».

Ces propositions, qui doivent être étudiées prochainement à l’Assemblée de Corse, n’ont cependant que peu de chances d’aboutir. Ce projet est en effet anticonstitutionnel, l’accès à la propriété reposant sur le principe d’égalité entre les citoyens.

 

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