Crédit immobilier : des signaux positifs malgré la hausse des taux


L'observatoire CSA/Crédit Logement note que la hausse des taux de crédit immobilier devrait continuer à un rythme très mesuré. Surtout, elle n'entrave pas un redémarrage, même modeste, du marché de l'ancien.

Les taux de crédit immobilier remontent mais n'empêchent pas le marché de l'immobilier ancien de redémarrer

Pas de doute possible, les taux de crédit immobilier repartent à la hausse. Selon les données de l’observatoire du financement des marchés résidentiels CSA/Crédit Logement dévoilé jeudi 24 octobre 2013, le taux moyen hors assurance et coûts des sûretés se situe à 3,04% à fin septembre 2013 et continue de remonter en octobre, à 3,09%*. Si l’augmentation est bien réelle, force est de constater qu’elle reste très limitée : le taux moyen a ainsi pris 0,14% par rapport au point bas historique atteint en juin 2013.

Les taux sont encore très bas

Dans le détail, le taux moyen pour un achat dans l’immobilier ancien se négociait à 3,03% au troisième trimestre, sur une durée moyenne de 18 ans et un mois (217 mois). Pour l’acquisition d’un logement neuf, un emprunteur obtenait un taux moyen de 3%, sur 18 ans et 2 mois. La remontée de taux continue d’être un peu plus sensible sur le marché des travaux, avec un taux moyen de 3,11% entre juillet et septembre.

Selon l’économiste Michel Mouillart, en charge des études scientifiques de l’observatoire, la remontée de taux va « sans aucun doute » se poursuivre sur un rythme comparable. Pour autant, les conditions de crédit immobilier restent particulièrement attractives, quelles que soient les durées considérées.

L’évolution des taux de crédits immobilier sur un an
Taux fixes Taux variables
Durée 15 ans 20 ans 25 ans 15 ans 20 ans 25 ans
Septembre 2012 3,32% 3,59% 3,90% 2,95% 3,25% 3,56%
Septembre 2013 2,98% 3,28% 3,60% 2,48% 2,74% 2,88%
Source : CSA/Crédit Logement

 

Les indicateurs repassent au vert dans l’immobilier ancien

Les tendances longues à l’œuvre en 2013 demeurent quant à elle inchangées. Les ménages jeunes et modestes rencontrent toujours autant de difficultés pour obtenir un financement de leurs projets. « Les moins dotés en apport personnel ne rentrent pas sur le marché », explique Michel Mouillart. L’économiste fait à cet égard un lien direct entre ce phénomène et les évolutions successives du prêt à taux zéro (PTZ+) puisque les ménages les plus dépendants de cette aide au premier achat ont commencé leur retrait avec la suppression du PTZ+ dans l’ancien et le durcissement des conditions d’octroi dans le neuf en 2012.

Bonne nouvelle cependant, « quels que soient les indicateurs, on est sur un redémarrage du marché de l’ancien », estime Michel Mouillart. En effet, le nombre de prêts bancaires accordés à fin septembre 2013 est en hausse de 8,7% sur un an. Le nombre de crédits immobiliers effectivement délivrés progresse quant à lui de 9,5%. Si les pics d’activité constatés en 2011 sont encore loin, l’économiste explique que « le point bas de la récession a été dépassé » sur ce marché.

*Données provisoires

 

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