En 2013, la baisse des prix immobiliers se confirme


Les chiffres dévoilés par les réseaux Century 21 et Laforêt attestent d'un recul des prix de l'immobilier en début d'année 2013. La baisse est hétérogène et, fait rare, touche l'agglomération parisienne.

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Depuis le début de l’année 2013, les prix de l’immobilier sont orientés à la baisse, une bonne nouvelle pour les acheteurs potentiels qui peuvent encore profiter de taux d’intérêt attractifs. La diminution des prix reste cependant modeste : là où le réseau Laforêt pointe une baisse de 2% entre le dernier trimestre 2012 et les trois premiers mois de 2013, Century 21 évoque un recul de 0,6% seulement du prix moyen du mètre carré depuis le début de l’année.

Paris reste au-dessus de 8.000 euros du mètre carré

Dans le détail, les deux réseaux d’agences immobilières divergent légèrement sur l’évolution des prix mais aboutissent à un constat relativement similaire. Ainsi, selon les statistiques avancées par Century 21, la baisse des prix est sensible à Paris en début d’année 2013 (-3,4%), ce alors que le marché parisien avait résisté à la diminution des prix en 2012. Laforêt en revanche témoigne d’un repli des prix moins conséquent sur la capitale (-1%), sachant que les petits logements continuent de trouver preneur selon le réseau, alors que les grandes surfaces (T4/T5) peinent à attirer les acheteurs, même avec des remises de prix.

Malgré cette différence d’appréciation, les deux enseignes obtiennent un prix du mètre carré finalement proche, à 8.129 euros pour Laforêt contre 8.106 euros pour Century 21. Pour autant, Century 21 indique que le tarif moyen pour l’achat d’un appartement à Paris a battu un nouveau record, pour se fixer à 404.673 euros. A titre de comparaison, le montant moyen d’une transaction se situe à 203.456 euros pour la France entière et 246.913 euros pour l’Ile-de-France.

En région francilienne justement, les prix fléchissent de 3,5% selon Century 21, à 3.246 euros du mètre carré. Laforêt évoque une baisse similaire (-3%) mais à 3.684 euros du mètre carré. Cette tendance globale masque des différences notables entre les départements. Selon Century 21, les prix chutent ainsi de 8,6% en Seine-et-Marne (77), de 6,4% dans le Val d’Oise (95), de 4,4% dans les Hauts-de-Seine (92), de 3,2% dans les Yvelines (78) et de 1,5% dans le Val-de-Marne (94). A l’inverse, ils augmentent de 1,4% en Seine-Saint-Denis (93) et de 1,7% dans l’Essonne (91).

Très fortes variations en province

La situation est plus complexe en province : si Laforêt souligne un recul moyen des prix de l’ordre de 4%, Century 21 indique constater des diminutions dans onze régions de France tandis que neuf autres sont orientées à la hausse. Les mouvements de baisse les plus forts sont observés en Haute-Normandie (-12,8%), en Champagne-Ardenne (-5,2%) en Auvergne et dans les Pays de la Loire (-5,1% respectivement) ou encore en Languedoc-Roussillon et en Basse-Normandie (-4,9% respectivement). Les prix sont également en repli dans les régions Alsace (-3,3%) et Bretagne (-2,9%) tandis qu’ils restent stables en Rhône-Alpes (-0,1%).

Dans le même temps, les prix grimpent principalement en Midi-Pyrénées (+7,6%) et en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+6,2%), avec également des mouvements de hausse dans les régions de l’Ouest : +4,3% dans le Limousin et en Poitou-Charentes respectivement et +1,3% en Aquitaine. La Bourgogne (+5,6%) et la Lorraine (+5,4%) ont également connu un relèvement des prix significatif en début d’année 2013. Le Nord et la Picardie (+0,6% respectivement) restent stables.

Sale temps pour l’investissement locatif

L’immobilier locatif peine à trouver preneur en 2013. Ce constat, pas si surprenant si l’on prend en compte le temps d’adaptation nécessaire à l’implantation de la loi Duflot, inquiète Laurent Vimont, président de Century 21 : « La très large majorité des acquisitions (70,7%) est réalisée au titre de l’achat d’une résidence principale, mais la part des transactions destinée à l’investissement locatif chute de 10,9% quand celle dédiée à la résidence secondaire recule de 4% ». Le manque d’appétit des investisseurs individuels, également évoqué par des spécialistes de l’immobilier neuf comme les promoteurs Nexity et Les nouveaux constructeurs, s’explique avant tout par un environnement réglementaire et fiscal peu favorable. « Le triptyque « Taxation, Réquisition, Encadrement » inquiète les investisseurs, qui se sont en partie détournés du marché immobilier », explique Laurent Vimont, qui prévient : « Cela ne sera pas sans conséquence sur la santé à moyen terme du marché locatif. »

 

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