En 2016, tous les voyants au vert pour passer à l’achat immobilier


En matière d'achat immobilier, 2016 compte mettre la barre encore plus haut qu'en 2015. Toutes les conditions sont réunies pour se lancer dans une première acquisition : prix stables, taux de crédit au plus bas, vendeurs à l'écoute... Plus de doute, c'est le moment !  

En 2016, tous les indicateurs sont au vert pour acheter un bien immobilier.

C’est décidément le moment de se lancer dans l’acquisition d’un bien immobilier. « La reprise est clairement confirmée sur le marché de l’immobilier ancien », s’est réjoui le directeur général du réseau Guy Hoquet, Fabrice Abraham, à l’occasion de la présentation du bilan de marché du premier trimestre 2016 le 5 avril 2016.

Premier signe de cette vigueur retrouvée, le nombre de transactions est en hausse de 2,5% sur les trois premiers mois de 2016 par rapport à la même période en 2015. Mieux, l’année passée le volume des ventes a cru de 11,5%. Même constat dans le réseau Century 21 où les ventes ont bondi de 12,1%.

En effet, les acheteurs n’ont pas été insensibles à la baisse des prix continue de ces trois dernières années. Si à présent « ils ont fini de diminuer », avance Fabrice Abraham, ils ne vont pas connaître un redressement spectaculaire, mais se stabiliser. Pour preuve, sur la base des transactions enregistrées par le réseau, les prix ont reculé de 0,1% sur un an sur l’ensemble du territoire et ont augmenté dans la même proportion sur les trois derniers mois.

Les jeunes achètent…

Forts de ce signal, les primo-accédants concrétisent leur rêve de propriété. « Le dynamisme du marché a été porté par le retour des primo-accédants sauf à Paris », constate Fabrice Abraham. Alors que les jeunes acheteurs avaient mis de côté leur projet immobilier, leur part sur le marché est revenue à un niveau quasi-semblable à celui de 2011 (37%). « Ce n’est pas tant l’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) qui a acté le retour des primo-accédants mais les taux de crédit extrêmement bas, analyse Fabrice Abraham. Dans les dossiers traités en 2016, nous comptons au maximum une trentaine de PTZ. » Ainsi, les taux bas ont permis de « resolvabiliser une frange d’acquéreurs, notamment ceux qui accèdent à la propriété pour la première fois », poursuit le professionnel. Preuve de cette solvabilité retrouvée, « un primo-accédant sur trois passé par notre réseau a acheté sans apport personnel en 2016 ».

…et surtout plus grand !

Non seulement, les jeunes ménages ont pu aller au bout de leur projet immobilier, mais ils ont vu plus grand. Si les prix au mètre carré ont peu évolué, ceux des transactions ont grimpé. « Grâce aux taux d’emprunt, le pouvoir d’achat immobilier s’est amélioré », affirme le directeur général du réseau. Y compris dans la capitale. Une analyse partagée par le président de Century 21 Laurent Vimont : « Les taux de crédit extrêmement bas rendent solvables des ménages qui ne l’étaient pas jusqu’alors […] et donnent plus de pouvoir d’achat à ceux qui pouvaient déjà acquérir, les amenant à privilégier des biens de plus grande surface. » Selon Guy Hoquet, les acheteurs gagnent en moyenne 5 m² (80 m²) pour 13.000 euros supplémentaires. Dans le détail, les acquéreurs parisiens profitent de 5 m² en plus (52,5 m²) et ceux qui préfèrent la Province engrangent 9 m² (92m²).

Au-delà, c’est le comportement des acquéreurs qui s’est modifié. Face à la baisse des prix et aux taux d’emprunt attractifs, ces derniers ont compris qu’ils étaient en position de force. Et ils ont en profité. D’un premier trimestre à l’autre (2015-2016), le nombre de visites a grimpé de 29%, signe que les acheteurs prennent le temps pour trouver chaussure à leur pied. « Avant les acquéreurs devaient se décider vite. Aujourd’hui, ils sont pragmatiques et opportunistes, voulant avoir la certitude qu’ils achètent le bien idéal et au bon prix », note Fabrice Abraham. De leur côté, les vendeurs ont également fait des efforts, en devenant plus réalistes sur les prix. Conséquence : les délais de vente se réduisent.

Hausse contenue à 1,5%

Quant au reste de l’année, le directeur général de Guy Hoquet préfère « être prudent », et prévoir « une augmentation des prix de 0,5 à 1,5% en 2016. Sans compter sur les disparités régionales où dans certaines zones ils seront davantage stables qu’en hausse et inversement dans d’autres ». A titre d’exemple, sur les trois premiers mois de 2016, les prix ont progressé de 3% à Bordeaux et 2,5% à Nantes alors qu’ils ont décroché de 4,5% à Perpignan et de 2,5% à Dijon.

Mais une chose est sûre pour les professionnels des deux réseaux : la reprise du marché va se poursuivre. « Sans modification notable des conditions de crédit, le marché devrait conserver une belle vitalité dans les prochains mois », assure Laurent Vimont. De son côté, Fabrice Abraham augure des ventes en hausse de 2,5 à 3,5%.