Immobilier : année 2013 « morose » à Paris et en Ile-de-France

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Un immeuble à Paris

155.670 logements (neufs et anciens) ont changé de propriétaire en Ile-de-France en 2013, soit 4% de plus qu'en 2012. C'est mieux, mais le marché est loin d'avoir réellement repris des couleurs.

 

C'est une reprise en trompe-l'œil. Sur le papier, on pourrait facilement croire que la santé du marché immobilier parisien s'améliore. Quelque 28.440 transactions ont été enregistrées dans la capitale par les notaires en 2013, soit 3% de plus qu'en 2012. Alors, peut-on parler d'embellie ? Pas vraiment. « L'année reste assez morose, commente Thierry Delessalle, notaire à Paris. N'oublions pas que nous comparons les chiffres de l'année 2013 à ceux de 2012, où de très faibles volumes de ventes ont été enregistrés. »

 

Paris : les prix en pente douce, les transactions remontent

Si les chiffres de l'an dernier sont dans le vert, c'est grâce aux transactions enregistrées durant le dernier trimestre 2013 (8.250 ventes, soit près de 30% des transactions réalisées). « Mais depuis novembre, nous enregistrons peu d'avant-contrats », observe Thierry Delessalle. Le premier trimestre 2014 ne devrait pas surfer sur l'éclaircie de la fin d'année 2013.

De leur côté, les prix baissent lentement, de l'ordre de 1,5% sur l'année 2013. Sans surprise, le 19ème arrondissement reste le quartier plus accessible de la capitale avec un prix moyen au mètre carré de 6.790 euros alors que le 6ème caracole en tête des arrondissements les moins accessibles, affichant un prix moyen du mètre carré de 12.390 euros.

Prix moyen par mètre carré par arrondissement à Paris

La Petite Couronne suit la même tendance que Paris

En proche banlieue aussi, « la reprise des volumes de vente fait suite à une baisse significative » des transactions, signale Frédéric Labour, notaire à Corbeil-Essonnes. Les Hauts-de-Seine enregistrent les plus fortes augmentations (+6% pour les appartements et +8% pour les maisons). A l'Est, la Seine-Saint-Denis affiche une petite hausse des volumes de ventes des appartements (+3%) mais pas des maisons (0%). Enfin, même si les vendeurs d'appartements du Val-de-Marne ont tiré leur épingle du jeu (+8%), le marché est resté stable du côté des maisons (+1%).

En parallèle, les prix se sont contractés : -2% dans les Hauts-de-Seine (5.260 euros du mètre carré en moyenne), -1,6% dans le Val-de-Marne (4.190 euros du mètre carré) et -1,9% en Seine-Saint-Denis (3.200 euros du mètre carré).

 

Baisses de prix plus importantes en Grande Couronne

C'est dans les Yvelines que les prix baissent le plus fortement (-3,2%, avec un prix moyen de 3.780 euros). Le département est suivi de l'Essonne (-2,6%, à 2.690 euros du mètre carré), du Val-d'Oise (-2,3%, 2.760 euros) et de la Seine-et-Marne (-1,7%, 2.690 euros).

D'une manière générale, les volumes de transaction des appartements anciens augmentent (+12% en Seine-et-Marne, +2% dans les Yvelines, +3% dans l'Essonne) sauf dans le Val-d'Oise (-6%). A contrario, le neuf a pâti du manque d'intérêt des acheteurs, et cela dans tous les départements de la Grande Couronne (-23% en Seine-et-Marne, -15% dans les Yvelines, etc.) « C'est probablement dû à la fin du dispositif Scellier et au manque d'attrait du dispositif Duflot », commente Frédéric Labour.

Enfin, les maisons subissent le même sort. Les transactions augmentent de 12% dans l'ancien, mais chutent de 23% dans le neuf. Un recul important, que Frédéric Labour explique « sans doute par le manque d'intérêt des promoteurs pour ces produits, à cause d'un coût foncier trop important pour être commercialisé ».



 

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