Immobilier de luxe : rebond des ventes inférieures à 2 millions d’euros


Le réseau d'agences immobilières Barnes, spécialisé dans les biens de prestige, pointe un regain des ventes sous les 2 millions d'euros, tandis que les transactions au-dessus de ce seuil s'affaissent.

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L’immobilier haut de gamme (au-delà du million d’euros) repart de l’avant, après la forte baisse des transactions observée en 2012. Depuis le début de l’année 2013, les ventes sont en hausse d’après les principaux acteurs de ce marché : le réseau Barnes note une augmentation de 30% par rapport à la même période en 2012 pour Paris et sa région, sachant que le stock de biens à vendre augmente lui de 50%. De son côté, le groupe Coldwell Banker souligne une hausse de 22% des promesses de vente signées depuis le début de l’année.

En Ile-de-France, Barnes souligne que le rebond des ventes touche essentiellement les biens inférieurs à 2 millions d’euros, « alors que les transactions de biens supérieurs à ce prix connaissent une forte baisse ». Conséquence, le prix moyen des biens vendus par le réseau recule et se situe désormais à 1,5 million d’euros, contre 1,8 million en moyenne en 2012, la faute à une chute des ventes au-delà de 4 millions d’euros. Pour autant, « les biens d’exception situés dans les meilleurs immeubles des beaux quartiers et disposant de belles vues sur la Seine ou sur les monuments et jardins de Paris sont toujours très recherchés » par la clientèle étrangère.

Hôtels particuliers et appartements exceptionnels mis sur le marché

Autre phénomène intéressant pointé par le réseau Barnes, des hôtels particuliers de standing et des « appartements de grand caractère disposant de qualités exceptionnelles » arrivent sur le marché de l’immobilier de prestige. « Les acquéreurs ont donc désormais l’opportunité d’avoir accès à des biens très rares », puisqu’il s’agit de biens « scrupuleusement conservés, de génération en génération par leurs propriétaires ».

Ces biens devraient en particulier attirer les acquéreurs venus de Russie, de Chine et du Moyen-Orient, qui restent très présents sur le marché de l’immobilier de luxe. En revanche, la clientèle européenne « a quasiment disparu » en ce début d’année 2013.