Immobilier francilien : la baisse des prix, plus cosmétique que réelle


Selon les données de la Chambre des notaires de Paris – Ile-de-France, le recul des prix de l'immobilier ancien amorcé dans Paris et sa région reste très modeste au premier trimestre 2013. Les volumes de vente continuent de chuter de près de 20%.

immobilier, ancien, paris, prix, ventes

 

La baisse des prix de l’immobilier ancien engagée dans la région francilienne n’est pas remise en cause mais les ménages qui espéraient en profiter à court terme vont être déçus. D’après les statistiques des notaires de Paris – Ile-de-France, les prix sont restés très stables au premier trimestre 2013 dans la capitale par rapport au quatrième trimestre 2012, avec une variation nulle (0%). Sur un an, la stabilité prime également (+0,1%). Le prix moyen du mètre carré se situe ainsi à 8.260 euros à fin mars 2013. Les prix continuent ainsi de reculer dans la capitale, mais les adjudicateurs soulignent leur « robustesse persistante ».

Baisse des prix légèrement plus marquée en Grande couronne

En dehors de Paris, la baisse des prix n’est pas particulièrement plus intense : en Petite couronne, le prix moyen des appartements anciens se fixe à 4.380 euros/m², en recul de 0,7% par rapport au dernier trimestre 2012 et de 0,8% sur un an. En revanche, le prix moyen d’une maison en première couronne reste identique d’un trimestre à l’autre (0%). Sur un an, les prix fléchissent de 0,5% seulement, pour un prix moyen se situant à 355.100 euros.

En Grande couronne, la tendance à la baisse des prix est un peu plus marquée, sans pour autant être spectaculaire. Pour les appartements anciens, le prix moyen au mètre carré est de 3.080 euros, en repli de 1,2% par rapport au trimestre précédent et de 1,4% sur un an. Sur le marché des maisons anciennes, les prix reculent de 0,7% d’un trimestre à l’autre et de 2% sur un an, pour un prix moyen estimé à 280.200 euros.

Sur l’ensemble de l’Ile-de-France, tous types de biens confondus, les prix de l’immobilier ancien reculent en définitive de 0,5% par rapport au quatrième trimestre 2012 et de 0,8% sur un an. « Le rythme de baisse des prix reste particulièrement faible, et ne s’intensifie en aucune manière, soulignent les notaires de Paris – Ile-de-France. En fait, les prix n’évoluent plus beaucoup depuis près de deux ans, au-delà de variations ponctuelles, légèrement haussières d’abord, puis faiblement baissières depuis quelques mois. »

Les ventes continuent de plonger

La faiblesse de la baisse des prix surprend ainsi les notaires, compte tenu du recul continu des volumes de vente. Les ventes d’appartements anciens reculent de 19% (21.070 ventes) sur un an pour l’ensemble de l’Ile-de-France, avec une mention spéciale pour Paris (-26%, 6.330 ventes). Les transactions de maisons anciennes résistent un peu mieux, en baisse de 9%, avec 8.630 ventes signées. Tous types de biens confondus, l’activité chute de 16% dans la région, avec 35.470 transactions enregistrées au total. La comparaison entre les trois premiers mois de 2013 et le début d’année 2012 est biaisée, rappellent cependant les notaires : le mois de janvier 2012 avait en effet connu une activité exceptionnelle, par anticipation du durcissement de la fiscalité des plus-values immobilières au 1er février 2012.

Cette forte chute des ventes n’entraîne cependant toujours pas les prix avec elle. « Au regard de la sévérité et de la persistance de la baisse du volume de ventes, les évolutions sur les prix apparaissent encore comme particulièrement mesurées », pointent les notaires. S’ils restent prudents quant à l’évolution des prix dans les mois à venir, « force est de constater qu’un véritable ajustement sur les prix, qui aurait permis de retrouver de la fluidité sur le marché, ne s’est toujours pas produit ».

 

A lire également sur le sujet :

Les prix de l’immobilier français surévalués de plus de 30 %
Immobilier : ce que montrent les recherches Google sur les Français