Immobilier : gagner de l'argent avec la maison du voisin

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Un ami met sa maison en vente ? En le signalant au site indépendant 500euros.net, un particulier peut toucher une commission d'un demi-millier d'euros minimum si la transaction aboutit.

Donner un bon tuyau sur une vente peut rapporter gros
 

Se faire un peu d'argent quand un proche vend son logement, ça vous intéresse ? C'est le concept proposé par la start-up 500euros.net. Concrètement, un particulier transmet le contact d'un vendeur, après quoi le site l'appelle pour s'assurer que le bien est sur le marché. Si la transaction est effectivement sur les rails, 500euros.net signe un mandat de vente avec l'intéressé, s'il l'accepte. Après quoi, la société « étudie le marché et organise une mise en relation avec une ou deux agences immobilières », développe son créateur Nicolas Prieur. Dès lors que l'affaire aboutit par ce biais, le facilitateur touche 10% des honoraires d'agence ou 500 euros minimum.

Lancée en novembre 2015 pour aider les agences immobilières à récupérer plus facilement des mandats, la plateforme indépendante popularise le rôle d'apporteur d'affaires à l'ère de l'économie collaborative. Avec à la clé, des sommes qui peuvent grimper rapidement pour les « indics ». « Nous sommes en relation pour travailler sur le marché parisien, sur des appartements dont les prix varient de 500.000 à 800.000 euros. L'apporteur d'affaires pourrait toucher facilement plus de 2.000 euros », illustre le fondateur du site.

Rémunération, cadeaux ou financement d'une association

La rémunération versée provient directement des honoraires. Un vendeur ne paie donc pas un ami qui a contacté 500euros.net. Mais l'opération n'est pas neutre pour la personne qui change d'adresse. D'une part, le service vise à accélérer la transaction, en permettant une mise en relation rapide avec un professionnel à même de la finaliser. D'autre part, la plateforme propose des cadeaux aux vendeurs, notamment pour les inciter à « s'adresser directement à notre site », explique Nicolas Prieur. Jusqu'ici, un écran plat de télévision, une tablette mais également un séjour à Barcelone ont pu être distribués de la sorte.

Les idées de la jeune société pour attirer le chaland ne s'arrêtent pas là. « Nous travaillons avec des commerçants et comptons créer des événements avec eux : un apporteur d'affaires ou un vendeur pourrait par exemple gagner 500 euros pour acheter des vinyles chez un disquaire. » Autre développement engagé, faire appel aux associations. Au lieu de rémunérer un facilitateur particulier, la somme est reversée à une association. « Il s'agit de donner un autre sens à la démarche », affirme Nicolas Prieur. La start-up « laisse désormais choisir ses utilisateurs entre une rémunération, des cadeaux » ou le financement d'une association de leur choix. De quoi inciter à garder les oreilles ouvertes pour ne pas laisser passer une bonne affaire ou une bonne action.

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