Immobilier : l’investissement des ménages au ralenti en 2012


Le rapport annuel d'activité de la Banque de France pour 2012 montre que l'investissement des ménages a progressé de seulement 0,4% l'an dernier. Une fébrilité directement liée à la baisse des mises en chantier et à l'avantage fiscal moindre du Scellier.

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Les Français sont-ils lassés de l’investissement immobilier ? A moins que la crise économique ou les prix élevés ne les dissuadent de placer leur argent dans la pierre… Toujours est-il que l’investissement des ménages dans l’immobilier a sévèrement ralenti en 2012 : selon les données de la Banque de France, dévoilées dans son rapport d’activité annuel mardi 28 mai 2013, il a cru de 0,4%. A comparer à une progression de 3,2% en 2011.

Pour expliquer ce phénomène, la Banque de France évoque la dégradation de la conjoncture économique et son impact sur les capacités financières des ménages. Surtout, l’institution souligne les raisons strictement liées à l’immobilier qui ont pu conduire au ralentissement de l’investissement individuel privé dans le logement et cite notamment le durcissement de la fiscalité des plus-values immobilières ainsi que les restrictions touchant le dispositif Scellier au 1er janvier 2012.

Les ménages ont investi fin 2011 pour profiter de dispositifs plus avantageux

A partir de cette date, l’avantage fiscal du Scellier est passé de 22 à 13% du montant de l’investissement, sachant que la réduction d’impôt n’était plus accordée que pour l’achat et la mise en location d’un logement neuf respectant la norme BBC (bâtiment basse consommation). « L’effet de ces changements a été sensible dès le début de l’année 2012, les promoteurs et les particuliers ayant eu intérêt à procéder aux mises en chantier avant la fin 2011, de manière à bénéficier de dispositifs publics plus avantageux », selon le rapport.

Les conclusions de la Banque de France sont concordantes avec celles de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) : cette dernière avait indiqué que les ventes de logements neufs aux investisseurs ont chuté de 42% en 2012, par rapport à 2011.

Pour 2013, la loi Duflot a remplacé le dispositif Scellier, avec un avantage fiscal plus conséquent (18% du montant de l’investissement, sous conditions) mais également des contraintes plus importantes. Sur le premier trimestre 2013, la FPI a noté un démarrage poussif en janvier et février, compte tenu du temps d’adaptation nécessaire au nouveau dispositif, avant un démarrage intéressant sur les mois de mars et avril.

 

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