Immobilier : la baisse des prix se poursuit selon les notaires

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La diminution des prix des biens immobiliers s'est confirmée au deuxième trimestre 2014. Les statistiques des Notaires de France notent une baisse du prix des logements anciens de 1,3% sur une année glissante. Un recul plus prononcé en région parisienne qu'en Province.

Evolution des prix de l'immobilier en France


Les acheteurs devraient apprécier la nouvelle. Les prix des logements anciens ont diminué au deuxième trimestre 2014. S'ils ne connaissent pas de correction spectaculaire, les Notaires de France soulignent, dans leur note de conjoncture immobilière publiée le 21 octobre 2014, que ces prix ont reculé de 1,3% sur un an. Ils se contractent de 1,3% pour les appartements et de 1,2% pour les maisons.

Les évolutions tarifaires des biens immobiliers sont toutefois très hétérogènes selon les zones étudiées. Les notaires pointent une baisse des prix bien plus marquée en région parisienne qu'en Province. « En Ile-de-France, le rythme de la baisse annuelle évolue peu par rapport au trimestre précédent (2% contre 2,1%), avec un recul plus fort pour les maisons (-3,3%) que pour les appartements (-1,4%) », soulignent-ils. A l'inverse, la diminution des prix ralentit considérablement dans le reste de la France pour se limiter à 0,9% sur une année contre 1,8% au premier trimestre 2014.

Recul dans plus d'un cas sur deux

Les prix résistent donc en Province, principalement dans les grandes agglomérations. Ils sont stables ou en légère hausse à Marseille, Lyon, Toulouse, Nice et Nantes, hormis « les maisons anciennes dans l'agglomération de Nice dont les prix diminuent de 2,7% sur un an », précisent les notaires. « Dans les autres villes et agglomérations, comme au niveau des départements, les prix diminuent dans plus de 50% des cas », avancent-ils.

Couplée à des conditions d'emprunt très attractives en fin d'année 2014, la baisse des prix de l'immobilier devrait théoriquement inciter les candidats à l'achat à passer à l'acte. Et pourtant, le marché reste « atone et attentiste » selon les notaires, « dans un contexte sans perspective d'amélioration notable à court terme sur le plan économique et social ». Les primo-accédants souffrent toujours des prix élevés tandis que les investisseurs hésitent sur un secteur marqué par « une incertitude législative civile et fiscale ». Les Notaires de France comptent à ce titre sur les effets du plan de relance du logement incluses au projet de loi de finances pour 2015 pour « rompre l'immobilisme des acteurs du marché ».


Sur les prix de l'immobilier en 2014
Le pouvoir d'achat immobilier soutenu par les taux de crédit



 

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