Immobilier : la demande pousse les prix à la hausse

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Le marché immobilier reprend des couleurs depuis 2015 et le nombre de candidats à l'achat augmente selon le portail Meilleursagents.com. Une tendance favorable à la hausse des prix qui devrait se propager progressivement, impactant d'abord les villes les plus recherchées par les acquéreurs.

 
La hausse des prix immobiliers approche

Parier sur une baisse des prix immobiliers dans les prochains mois n'est peut-être pas la chose à faire. En effet, le marché immobilier repart de l'avant depuis 2015 et un retour de la hausse des prix est au programme selon le site Meilleursagents.com.

Les prix ont pourtant fléchi entre janvier et août 2015 dans les plus grandes villes de l'Hexagone. Paris n'échappe pas à la règle, avec un mètre carré évalué à 7.748 euros en moyenne (-1,4%). Lyon et Marseille suivent des trajectoires proches de la capitale, avec des prix en diminution de 1,1 et 1,9% respectivement. Ils reculent également de 1,5% à Strasbourg, 1,2% à Nice et 1% à Lille sur cette même période.

Hausse des prix à plusieurs vitesses

Dans le même temps, d'autres grandes villes ont résisté à cette tendance, comme Bordeaux (+0,9%), Toulouse (+0,7%) et surtout Nantes, où les prix ont grimpé de 2,9%. En cause, la forte augmentation de la demande : Meilleursagents.com dénombre* désormais 1,7 acheteur pour un vendeur, contre un rapport d'égalité en début d'année. « C'est une hausse qui n'est pas anecdotique », souligne son président Sébastien de Lafond, puisqu'elle montre l'impact d'un afflux rapide d'acheteurs sur les prix.

Mais l'exemple nantais ne vaut pas pour tout le monde et la demande de logements progresse à plusieurs vitesses. « Il y a une reprise mais elle n'est pas d'une violence inouïe », précise Sébastien de Lafond. Ainsi, l'appétit pour les biens immobiliers situés en zones rurales « remonte mais reste très faible », ce qui renvoie la hausse des prix à plus tard, « pas avant 18 mois » pour Meilleursagents.com. En milieu urbain, il faudrait compter 12 à 18 mois pour repartir sur un cycle haussier, à l'exception des villes les plus dynamiques, comme Nantes, où le retournement du marché s'affirme d'ores et déjà.

Attention toutefois : outre la difficulté de faire des prévisions fiables et l'évolution incertaine du contexte économique qui pèsera sur le comportement des acheteurs (baisse du chômage ou non, progression de la croissance...), chaque marché est unique. A Paris ainsi qu'à Lille, si le dispositif se confirme, l'encadrement des loyers pourrait par exemple pousser les prix d'acquisition à la baisse pour les investisseurs, dans un souci de préserver la rentabilité locative de l'opération. Affaire à suivre...

*Calcul réalisé grâce à l'indicateur de tension immobilière (ITI) mis au point par Meilleursagents.com



 

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