Immobilier : le Pinel a convaincu les investisseurs, le nouveau PTZ les primo-accédants


L'année 2015 aura été marquée par le retour des investisseurs particuliers vers l'immobilier neuf, 2016 le sera par celui des primo-accédants en quête d'un premier achat immobilier, selon le promoteur Kaufman & Broad. Le dispositif Pinel plus souple a rassuré les investisseurs, quand le PTZ nouvelle formule devrait rendre solvables les jeunes acquéreurs.  

Grâce au Pinel les investisseurs particuliers sont revenus en 2015, en 2016 grâce à la nouvelle formule du PTZ, ce sera au tour des primo-accédants

Ce n’est plus une question mais une affirmation. Les investisseurs particuliers sont bel et bien de retour sur le marché de l’immobilier neuf, selon le promoteur immobilier Kaufman & Broad qui présentait ses résultats annuels le 28 janvier 2016. Six mois plus tôt, en juillet dernier, il constatait déjà « un retour marqué des investisseurs particuliers à un niveau semblable à celui de 2011 ».

Pour preuve, les réservations auprès du promoteur se montent à 6.901 logements neufs pour l’ensemble de l’année 2015, soit une hausse de 17,5% par rapport à 2014. « La part des particuliers investisseurs dans les réservations en valeur a progressé de près de 25% par rapport à 2015, bénéficiant d’un environnement financier et fiscal favorable », se félicite Nordine Hachemi, président-directeur général du groupe.

Le Pinel, du Duflot en plus positif

En d’autres termes, les particuliers ont profité pleinement du successeur du « Duflot » pour se lancer. « Le dispositif d’investissement locatif Pinel a fait ses preuves », résume Nordine Hachemi. L’acquéreur s’engage à louer un logement neuf pendant 6,9 ou 12 ans en échange d’une réduction d’impôt de 12, 18 ou 21%. Il peut ainsi choisir la durée de son engagement de location. « Le Pinel a beaucoup de vertus : premièrement, il est équilibré car il amène l’investisseur à louer en deçà du marché en profitant d’une réduction d’impôt, les deux parties sont donc gagnantes. Deuxièmement, il réduit le taux de rotation des logements compte tenue de la durée d’engagement et réduit ainsi le taux de vacance. Enfin, n’étant pas non plus trop généreux, il évite l’inflation des prix à l’achat », liste Nordine Hachemi.

Par ailleurs, le président de Kaufman & Broad se réjouit des aménagements qui ont été apportés entre le « Duflot » et le « Pinel », comme la possibilité de louer son logement à ses ascendants ou descendants et l’ajout d’un premier palier d’engagement à 6 ans. « Jouer sur la durée a permis d’attirer de nouveaux investisseurs particuliers qui louent pendant 6 ans et qui récupèrent ensuite leur logement pour y habiter », poursuit-il. Au final, « le Pinel est pratiquement identique au Duflot à la différence près que son discours est beaucoup plus positif », note le professionnel qui espère que le dispositif va perdurer.

Le PTZ nouvelle formule signe le grand retour des primo-accédants

Côté pari sur l’avenir, selon le promoteur immobilier, les primo-accédants signeront leur grand retour en 2016. D’après celui-ci, 2015 n’a été que l’année de la stabilité. « La demande a toujours été là, mais les primo-accédants ne parvenaient pas à obtenir un prêt, faute d’apport personnel. La nouvelle formule du PTZ permettra de sécuriser le financement et ainsi de renforcer leur solvabilité auprès des banques », analyse Nordine Hachemi.

Réservé aux candidats à une première accession, le PTZ a fait en effet fait l’objet d’améliorations dans le cadre du Budget 2016 : il finance 40% de l’achat (contre 18 à 26%), les différés de remboursement profitent désormais à tous les emprunteurs, la durée du prêt a été allongée et les plafonds de ressources augmentés. Par ailleurs, le PTZ dans l’ancien s’applique à nouveau sur l’ensemble du territoire, mais reste conditionné à la réalisation de travaux. En dehors du PTZ, les primo-accédants devraient également continuer à profiter de taux d’intérêts bas. « Il faudra juste veiller à la communication sur cette nouvelle formule auprès du public concerné », indique le promoteur.

2016 devrait donc constituer une belle année pour l’immobilier neuf. « Les conditions réunies sont assez exceptionnelles maintenant que les pouvoirs publics nous ont écouté. Nous sommes dans une bonne dynamique. C’est simplement dommage que l’on ait perdu 2 ou 3 ans », conclut le président de Kaufman & Broad.

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