Immobilier : les acheteurs passent à l’acte plus rapidement


Les candidats à l'achat immobilier recherchent leur logement pendant quatre mois en moyenne en 2015, contre sept mois l'année précédente, selon une étude du Crédit Foncier. Ils visitent moins de logements et concrétisent davantage leurs projets que l'an passé. Environ un quart des acheteurs dépassent leur budget initial.  

Les acheteurs d'immobilier ne perdent plus de temps

Les acheteurs passent la seconde. Fini l’attentisme et les hésitations, ils sont bien décidés à trouver leur nouvelle propriété en 2015 : selon une étude du Crédit Foncier réalisée auprès de 3.800 ménages, les candidats à l’achat immobilier recherchent la perle rare pendant 4,4 mois en moyenne en 2015 avant de passer à l’acte. Un délai beaucoup plus court que celui de sept mois constaté en 2014. De même, ils ont visité six logements en 2015 avant de se décider, contre sept en moyenne en 2014.

Baisse de prix négociée dans deux cas sur trois

« Cette diminution importante du temps de recherche s’observe dans toutes les régions de France, commente l’étude. Elle est le signe d’une fluidité accrue du marché immobilier résidentiel. » Pour autant, les démarches des acquéreurs diffèrent suivant leur localisation. Ainsi, « c’est dans les grandes villes que la recherche est la plus brève », puisqu’elle se limite à 4 ou 4,1 mois dans les villes de plus de 50.000 habitants, contre 4,7 mois dans les communes abritant moins de 5.000 âmes. « Au plan géographique, c’est dans la grande couronne de l’Ile-de-France que la recherche est la moins longue (3,8 mois), et dans la moitié sud de la France qu’elle dure le plus longtemps (4,7 mois dans le Sud-Ouest et dans le Sud-Est). »

Autre signal positif, les candidats à l’achat sont plus nombreux à concrétiser leurs projets. 67% des sondés ont ainsi trouvé chaussure à leur pied dans un délai d’un an après le lancement de leurs recherches. Un acquéreur sur cinq déclare être toujours en recherche, contre 28% l’an passé, et 13% affirment avoir abandonné (19% en 2014). A ce titre, ce sont les moins de 30 ans qui sont les plus efficaces, puisque 75% d’entre eux ont fait aboutir leur projet, contre 67% chez les 31-40 ans et 61% sur les 41-50 ans.

Si les acheteurs concrétisent plus rapidement, ils n’en sont pas moins durs en négociations. 63% des sondés affirment avoir négocié le prix de vente à la baisse avant de signer la promesse de vente, une proportion similaire à celle observée l’an passé (65%). « Cette baisse équivaut à une diminution moyenne de 7% (8% en 2014) du prix de vente initialement réclamé par le vendeur. »

Concessions sur la taille et la localisation

Négocier les prix n’empêche cependant pas certains de dépasser leur budget initial. Près d’un quart (23%) des ménages interrogés ont dû revoir leur enveloppe financière à la hausse, une tendance d’autant plus forte en Ile-de-France (28%), région où les prix sont structurellement plus élevés qu’ailleurs. Pour compléter leur budget, les acquéreurs ont recours à leur épargne personnelle (citée dans 34% des réponses), à un crédit immobilier plus conséquent (33%) ou plus long (30%), bien avant le don ou le prêt familial (13 et 9% respectivement).

Outre l’aspect financier, une bonne partie des acheteurs (42%) ont également dû accepter des concessions sur le logement proprement dit. Cette proportion a toutefois significativement baissé d’une année sur l’autre, puisqu’ils étaient 61% dans ce cas en 2014. En premier lieu, les acheteurs ont acheté plus petit qu’imaginé (cité dans 39% des réponses) ou se sont éloignés du lieu initial de leur recherche (36%). Certains ont dû se contenter d’un terrain plus exigu (24%) ou renoncer à une place de parking (23%) ou une cave (13%).

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