Immobilier : les non-résidents achètent moins mais plus cher


Les acheteurs d'immobilier non-résidents, étrangers et expatriés, se sont moins intéressés au marché hexagonal en 2012 mais le prix des logements achetés a cependant augmenté selon une étude de BNP Paribas.

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L’immobilier français serait-il moins intéressant aux yeux des étrangers et expatriés ? Difficile de répondre à cette question, au regard des chiffres avancés dans la 5ème édition de l’observatoire BNP Paribas International Buyers. Selon ce dernier, le marché des non-résidents a fléchi de 29,3% sur un an en nombre de transactions en 2012 (10.663 ventes). Dans le même temps, le montant moyen de ces dernières a progressé de 5,3%, à 384.308 euros en moyenne, dans un marché qui pesait donc près de 4,1 milliards d’euros en 2012, contre 5,5 milliards en 2011.

Plus de 700.000 euros par acquisition pour les Russes

Derrière ce constat global se cachent des disparités importantes. Les achats de non-résidents venus du Royaume-Uni reculent par exemple de 31% mais ces derniers restent les premiers investisseurs dans la pierre française, avec 19,1% du marché. Les Belges (-21%) et Italiens (-41%) sont également bien moins présents sur l’immobilier hexagonal tout en complétant ce podium. Les non-résidents d’Outre-Quiévrain comptent pour 16,4% des acheteurs tandis que nos voisins de la Botte représentent 15,4% du marché.

A l’inverse, les expatriés et ressortissants de Russie progressent fortement sur les deux dernières années (+27%). Ils sont également les plus gros acheteurs puisqu’ils déboursent en moyenne plus de 700.000 euros par acquisition. Les non-résidents de Russie représentent 4,6% de ce marché. Dans un communiqué daté d’avril 2013, la société Barnes, spécialisée dans l’immobilier de prestige, notait que la France « est la 2ème destination pour les investissements dans l’immobilier de luxe (à partir de 3 millions d’euros) chez les Russes ». 60% des achats sont concentrés sur la Côte d’Azur et 30% sur Paris.

Parmi les régions françaises qui attirent le plus les investisseurs non-résidents, la Provence-Alpes-Côte d’Azur continue de truster la première place, malgré une chute de 31% des ventes en 2012. Ce podium est complété par les régions Rhône-Alpes (-40%) et l’Ile-de-France (-4%). Seule la région Poitou-Charentes, « particulièrement appréciée des Anglais et des Belges » selon l’étude, enregistre une évolution positive de 4% des ventes d’immobilier aux non-résidents. En revanche, les marchés aquitains et bretons se sont écroulés l’an passé, de 47 et 44% respectivement.

L’adoucissement de la fiscalité des plus-values immobilières au 1er septembre 2013 pourrait aider à relancer les ventes de résidences secondaires de non-résidents. Néanmoins, ceux-ci sont soumis aux prélèvements sociaux à 15,5% depuis le 18 août 2012, une des premières mesures fiscales votée durant le quinquennat de François Hollande.