Immobilier : les prix des annonces immobilières baissent


Le site d'annonces immobilières SeLoger.com anticipe un repli des prix de vente après l'été, compte tenu des baisses constatées sur les prix affichés dans les annonces en juin. Ce modeste recul des prix pourrait être plus important qu'il n'y paraît.

prix, annonces, immobilieres, seloger, baisse

Prévoir l’évolution des prix de l’immobilier est toujours un exercice risqué mais cela n’empêche pas SeLoger.com d’annoncer une baisse des prix dès la rentrée de septembre. Le dernier baromètre du site d’annonces immobilières, basé sur les prix affichés par les vendeurs en juillet 2013, montre en effet une tendance générale au recul des prix, tendance amorcée dès le mois de juin. « Ainsi, passé le délai entre la mise en ligne des annonces et la transaction, soit en moyenne, 3 mois, nous anticipons la baisse des prix dès la rentrée », explique Roland Tripard, président du directoire du groupe SeLoger.

Une baisse des prix affichés limitée…

Le recul des prix devrait toucher la plupart des agglomérations. Pour autant, la tendance n’est pas à une forte chute des prix immobiliers. Sur les trois derniers mois, le leader des sites d’annonces immobilières constate par exemple à Paris un repli limité à 1% des prix de mise en vente des appartements anciens, pour atteindre 9.236 euros/m² sur le mois de juillet. Sur un an, la tendance à la baisse est plus prononcée (-3,2%). Dans le reste de l’Ile-de-France, les prix restent stables, évoluant entre -0,5% sur trois mois dans les Yvelines (78) et l’Essonne (91) et +0,3% dans le Val-de-Marne (94) et le Val-d’Oise (95).

Seloger.com annonce également des baisses de prix dans de grandes agglomérations de province. Là encore, le mouvement reste léger puisque les prix reculent de 1,3% à Bordeaux sur les trois derniers mois (3.173 euros/m²), de 1% à Nantes (2.890 euros/m²) ou encore de 0,8% à Nice (4.128 euros/m²). La tendance à la baisse s’affirme plus significativement à Marseille, puisque les prix fléchissent de 2,7% sur la période, à 3.064 euros/m². En revanche, ils restent stables à Lille (+0,3%, à 3.144 euros/m²) et à Lyon (+0,5%, à 2.993 euros/m²), de même qu’à Strasbourg (-0,1%, à 2.837 euros/m²). Enfin, Rennes fait figure d’exception, avec des prix de ventes affichés en hausse de 2,6%, à 2.491 euros/m².

… mais qui pourrait s’amplifier une fois les ventes conclues

De telles évolutions de prix ne devraient cependant pas convaincre les acheteurs potentiels. Si de récents sondages montrent un intérêt pour l’achat immobilier, ils soulignent également que les acquéreurs éventuels attendent une baisse des prix plus franche pour passer à l’action.

Pour autant, la baisse des prix immobiliers qui sera constatée sur les actes officiels de vente à partir de la rentrée pourrait être plus conséquente. En effet, comme les réseaux d’agences immobilières Laforêt et Century 21 ont pu le pointer, les acheteurs se montrent plus durs en affaires avec les vendeurs. Les taux de négociation, c’est-à-dire l’écart entre le prix demandé par le vendeur et le prix de vente final, sont ainsi en constante hausse, de même que les délais de vente moyens. Et à force de négociations, les acheteurs pourraient bien finir par passer à l’acte pour profiter des baisses de prix mais également des taux de crédit immobilier au plus bas.