Immobilier : les prix des logements neufs peinent toujours à reculer


Les prix de l'immobilier neuf restent sur une tendance légèrement baissière d'après les données de la Fédération des promoteurs immobiliers, en particulier en Ile-de-France. Mais le recul des prix reste trop modeste.

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La baisse des prix des logements neufs peine à véritablement se concrétiser. Selon les données de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), le prix du mètre carré de surface habitable pour les logements collectifs en province se situe à 3.661 euros en moyenne au deuxième trimestre 2013, en repli de 0,8% seulement sur un an. Pire encore, depuis le quatrième trimestre 2012, les prix augmentent progressivement, bien que la tendance soit là encore peu prononcée. Cette tendance globale cache néanmoins des disparités importantes selon les métropoles.

Prix moyens du m² habitable de logement neuf 
Agglomérations Prix de vente au m² Evolution sur un an
Caen 3.016 euros -10,40%
Nice 4.963 euros -10,10%
Nantes 3.445 euros -4,40%
Montpellier 3.582 euros -3,90%
Orléans 3.034 euros -2,90%
Saint-Malo 3.531 euros -0,90%
Rouen 3.352 euros -0,90%
Lyon 3.666 euros -0,20%
Lille 3.250 euros 0,80%
Toulouse 3.278 euros 1,30%
Rennes 3.330 euros 1,30%
Clermont-Ferrand 3.082 euros 1,60%
Besançon 3.245 euros 2,20%
Angers 2.958 euros 2,40%
Bordeaux 3.483 euros 2,60%
Marseille 3.984 euros 3,10%
Le Havre 3.226 euros 3,20%
Strasbourg 3.267 euros 3,50%
Tours 3.270 euros 5,60%
Nîmes 3.208 euros 10%
Arcachon 4.861 euros 12,30%
Source : FPI – Prix à fin juin 2013

L’Ile-de-France échappe à cette tendance à la stabilité et affiche une baisse des prix moyens au mètre carré plus conséquente : -5,6% sur un an, à 4.510 euros/m². « Une correction de prix légère » comme l’affirme Alexandra François Cuxac, présidente de l’Observatoire de la FPI. « C’est certainement une baisse insuffisante au regard des budgets de nos concitoyens, mais nous sommes sur des prix très inélastiques. »

Inciter à la vente de foncier par la fiscalité des plus-values

En cause notamment, le coût des terrains constructibles et leur rareté. A cela s’ajoutent des coûts de construction en hausse. « Il est difficile de faire baisser le prix de revient » ou coût de production des logements, souligne François Payelle, président de la FPI. En conséquence, « il est de plus en plus compliqué de lancer des programmes à des prix compatibles avec le pouvoir d’achat des ménages. »

A l’avenir, les prix du foncier privé devraient se maintenir à un niveau élevé, du fait d’une fiscalité peu incitative à un choc d’offre. En supprimant le régime d’abattements fiscaux, comme le prévoit la future réforme fiscale devant entrer en vigueur en 2014, il manque une véritable incitation fiscale à la vente selon la FPI. Cette dernière demande ainsi la mise en place d’un abattement conséquent, de 30 à 50%, sur la taxation des plus-values sur les terrains à bâtir pour une durée de deux à trois ans. De la sorte, arguent les promoteurs, il y a plus de terrains constructibles mis sur le marché, ce qui jouera en faveur d’une baisse des prix du foncier, et par ricochet du coût de production des logements neufs.

 

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