Immobilier locatif : les loyers baissent, les locataires déménagent


Les loyers continuent de diminuer en 2015. Les prix à la location reculent dans la majorité des grandes villes, les studios et 2 pièces étant les plus affectés. Près d'un tiers des locations ont été remises sur le marché cette année.  

La baisse des loyers continue en 2015

2015 sourit aux locataires. Les loyers de marché, mesurés lors d’une relocation ou nouvelle location, baissent de 1,1% en moyenne à fin novembre*, d’après les derniers chiffres publiés par l’institut Clameur mercredi 25 novembre. 14 des 20 plus grandes villes de l’Hexagone sont concernées, Marseille, Lyon et Strasbourg subissant les plus forts reculs.

L'évolution des loyers dans les 20 plus grandes villes de France

Les petits logements davantage impactés

Au-delà des plus grandes villes, Clameur note que les loyers reculent dans la moitié (50,2%) des villes de plus de 10.000 habitants. Un an plus tôt, moins d’un tiers d’entre elles se trouvaient dans la même situation.

Si la baisse des loyers s’illustre un peu partout en France, tous les types de logements n’affichent pas les mêmes tendances. Les studios et 1 pièce voient ainsi leurs prix à la location diminuer de 2,4% en moyenne, tandis que les 2 pièces accusent une baisse de 1%. Le loyer moyen d’un 3 pièces fléchit quant à lui de 0,3% seulement, tandis que celui d’un 4 pièces grappille 0,4% et celui d’un 5 pièces 0,1%. La plupart des locataires s’en tirent donc à bon compte, les logements de 2 pièces et moins représentant plus de la moitié du parc locatif privé (55,4%).

En parallèle, l’institut souligne la reprise d’activité du marché, malgré une vacance locative toujours conséquente (6 semaines en moyenne). Le taux de mobilité résidentielle, c’est-à-dire la proportion de logements remis en location, atteint 30,9% sur les 11 premiers mois de 2015, contre 27% en 2014. A Paris en revanche, la mobilité résidentielle reste faible (17,5%). « La situation de ce marché est alors particulièrement tendue, compte tenu de la pression des demandes qui s’y présentent. Et la mise en œuvre de l’encadrement des loyers ne devrait guère améliorer cet état de fait », estime Clameur à ce propos.

De moins en moins de rénovations

Point noir relevé par l’institut, la rénovation des logements mis en location a touché un point bas en 2015. « 16,5% des logements reloués ont bénéficié de gros travaux d’amélioration et d’entretien avant leur remise en location depuis le début de l’année », après 16,6% en 2014. La proportion de logements rénovés avant leur remise en location a ainsi été divisée par 2 par rapport à 2009 (33%). « Le constat est inquiétant pour l’avenir (dégradation de la qualité du parc, détérioration des conditions de logement, …) », déplore Clameur, selon qui la mise en œuvre de la loi de transition énergétique par les bailleurs va être compliquée. Affaire à suivre en 2016.

*11 premiers mois de 2015 comparés aux 11 premiers mois de 2014