Immobilier neuf : chute des ventes et des mises en chantier

Par Thibault Fingonnet
SEO & traffic strategist : Camille Radicchi

Le marché de l’immobilier neuf est en pleine déprime au premier trimestre 2012, selon les données du ministère du Développement durable. Les mises en chantier et les ventes chutent très nettement notamment. Le nombre de permis de construire délivrés est également en repli. Le recul est particulièrement marqué pour les maisons en lotissement. Les prix n’ont pas cessé de progresser en revanche.

immobilier, neuf, ventes, permis, construction

Le secteur de l’immobilier neuf a connu un premier trimestre 2012 difficile, selon les chiffres du ministère du Développement durable. Les permis de construire sont en baisse de 8,9% pour les maisons individuelles, et de 8,8% pour les maisons en lotissement, par rapport aux trois premiers mois de 2011. A l’inverse, les permis de construire pour logements collectifs ou appartements sont en hausse de 8,7%. Mais la direction des études du Crédit foncier s’attend néanmoins à « un fort ralentissement des opérations nouvelles en collectif, en raison de la fin du dispositif Scellier à partir de 2013 et de la limitation des mises en chantier du fait des incertitudes pesant sur le marché. »

Les mises en chantier justement sont également en repli, ce quel que soit le type de construction considéré. Ainsi, elles reculent de 18% pour les maisons individuelles, de 19,4% pour les maisons en lotissement et de 1,5% pour les appartements. Pour l’ensemble de l’année 2012, le Crédit foncier table sur 380.000 mises en chantier de maisons individuelles, soit un baisse de l’ordre de 9% alimentée par « la morosité du climat économique, le durcissement des conditions de crédit et la réduction des aides publiques par rapport à 2011 ».

Dépression des ventes

La vente de logement a également souffert entre janvier et mars 2012. Les maisons individuelles connaissent la plus forte chute en glissement annuel (-18%), devant les appartements (-14,6%) et les maisons en lotissement (-12,8%). « S’agissant du collectif (appartements, ndlr), la tendance réelle est encore plus marquée dans la mesure où le chiffre du 1er trimestre 2012 comprend les ventes effectuées dans le cadre de l’ancien dispositif Scellier, qui pouvaient être régularisées jusqu’à fin mars 2012 », commente par ailleurs le Crédit foncier dans son analyse. « La baisse réelle des ventes n’est donc pas de 14 % mais de l’ordre de 25 %. » L’établissement de crédit mise sur 90.000 ventes d’appartements pour l’année 2012, en baisse de 13% par rapport à l’année précédente.

Concernant les maisons individuelles, « un marché du neuf plus cher encore qu’en 2011, un dispositif fiscal moins attractif, des inquiétudes liées au contexte économique se sont conjugués pour limiter l’appétit des investisseurs et la capacité des primo-accédants à acquérir un logement » au premier trimestre. Le Crédit foncier envisage néanmoins un repli moins conséquent pour 2012, bien que de l’ordre de 10%, avec 130.000 ventes soutenues par le recentrage du dispositif PTZ (Prêt à taux zéro) sur le neuf pour les primo-accédants en dessous d’un certain niveau de revenus.

Hausse des prix modérée mais trompeuse

Les prix du neuf continuent de grimper, bien que dans des proportions raisonnables pour l’essentiel. Le prix du mètre carré (m²) pour un appartement atteint 3.830 euros au premier trimestre, en hausse de 1,7%. Pour les maisons individuelles, la hausse est plus significative (+2,9%, à 258.100 euros). L’accentuation des coûts de construction, liée à la généralisation des normes d’accessibilité et de consommation énergétique (BBC), a alimenté cette progression des prix. Le Crédit foncier pointe en revanche que ces prix ne concernent pas nécessairement le même type de biens immobiliers. « Si ces hausses apparaissent modérées, elles concernent maintenant des produits en individuel comme en collectif présentant des prestations moindres : travaux à finir par l’acquéreur, taille moyenne de logements plus réduite. »

ARTICLES CONNEXES
Menu