Immobilier : offre et demande peinent à se rencontrer


 

Pour la présentation de son point marché sur le premier semestre 2013, le réseau d’agences immobilières Laforêt a abordé le sujet de l’inadéquation de l’offre et de la demande de logements. Alors que l’offre est à son niveau « le plus bas depuis 3 ans », le réseau note une pénurie qui touche particulièrement les appartements T1 et T2, « alors que cela correspond à 50% de la demande ». De même, tandis que la demande de maisons d’une taille inférieure à 120 mètres carrés représente près d’un tiers du potentiel d’achat immobilier, l’offre sur ce type de logements s’avère insuffisante. Dans le même temps, le stock en maisons de 4 pièces, plus onéreuses et globalement moins recherchées, excède la demande.

 

Le constat de l’inadéquation entre offre et demande immobilières est particulièrement vivace à Paris. Prenant l’exemple du 14ème arrondissement, Laforêt note que malgré l’afflux de nouveaux acquéreurs, la déconnexion reste forte. Les acheteurs qui recherchent prioritairement des petites surfaces, « dans un budget de 250.000 à 300.000 euros », un segment de marché où il y a beaucoup plus de demande que d’offre. A l’inverse, plus les surfaces habitables (et les prix) augmentent, plus la demande diminue tandis que l’offre devient plus importante.

C’est notamment ce décalage entre offre et demande qui laisse planer une incertitude forte sur le marché immobilier pour le second semestre 2013 selon le réseau d’agences immobilières.

 

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