Immobilier : pas de bulle spéculative en France pour la FFB


Selon le président de la Fédération française du bâtiment (FFB) Didier Ridoret, la crainte d'une chute spectaculaire des prix de l'immobilier n'est pas fondée, tant la demande de logements est forte.

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Une bulle ? Quelle bulle ? Alors que l’essentiel des professionnels de l’immobilier ancien annoncent des baisses de prix plus ou moins significatives en 2013, le président de la FFB Didier Ridoret est formel : le risque d’explosion d’une bulle immobilière spéculative, qui ferait plonger brutalement les prix, n’est pas avéré.

« Malgré l’effondrement du volume des transactions et le recul massif des mises en chantier, les prix de l’immobilier ne se sont pas écroulés depuis 2010 », a-t-il expliqué lors d’un colloque intitulé « L’immobilier est-il un handicap pour la France? » organisé par la FFB mercredi 6 mars 2013. En cause, le manque de logements et le déficit de construction, qui soutiennent les prix puisque l’offre est bien trop inférieure pour répondre à la demande. « Les besoins en logements liés à la démographie, au vieillissement et à la décohabitation persisteront » estime-t-il, selon des propos rapportés par l’AFP.

Ce constat ne devrait pas s’améliorer à court terme. En effet, après une année 2012 avec à peine plus de 300.000 mises en chantier de logements neufs, un nouveau repli de la construction est attendu pour 2013. De fait, le déficit de construction et la faiblesse de l’offre devraient encore perdurer longtemps. La ministre du Logement Cécile Duflot a d’ailleurs annoncé mardi 5 mars un « plan d’urgence » afin de relancer la construction.

Pour autant, Didier Ridoret souligne que si une chute brutale est à exclure,« les prix devraient s’orienter à la baisse durant plusieurs trimestres ».

 

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