Immobilier : pas de déclic sur le marché parisien

Par Thibault Fingonnet
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Les ventes de logements anciens sont orientées légèrement à la hausse à Paris tandis que les prix continuent leur lente décrue. La tendance est globalement similaire pour le reste de la région Ile-de-France dans un marché toujours stagnant.

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Les trimestres se suivent et se ressemblent sur le marché immobilier francilien. D’après les données présentées par la chambre des Notaires d’Ile-de-France jeudi 11 septembre 2014, les ventes d’appartements anciens ont progressé de 1% sur un an au deuxième trimestre 2014, tandis que celles des maisons anciennes ont augmenté de 5%. Sur les six premiers mois de l’année, les ventes sont en hausse de 5% dans l’ancien mais reculent de 10% dans un secteur de l’immobilier neuf en difficulté.

Les prix parisiens résistent encore

Dans Paris intra-muros, la reprise des ventes est plus marquée, en hausse de 12% sur le deuxième trimestre. Mais les notaires sont prompts à noter que le nombre de transactions enregistrées entre le 1er avril et le 30 juin 2014 reste inférieur de 26% à la moyenne constatée entre 1999 et 2007, période durant laquelle le marché parisien était des plus dynamiques.

En termes de prix, aucun bouleversement n’est à l’ordre du jour. La décrue des prix parisiens continue, lentement mais sûrement : sur un an, ils ont fléchi de 1,1%, à 8.120 euros du mètre carré. « Les prix font preuve d’une étonnante résistance », pointe Frédéric Dumont, notaire à Montreuil (93). Toutefois, ils devraient continuer de décroître progressivement jusqu’à la fin de l’année 2014. « Les prix pourraient baisser davantage si les vendeurs qui retirent leurs biens du marché acceptent de négocier des baisses » face à des acheteurs inquiets de ne pas surpayer leur acquisition.

Dans le détail, 5 arrondissements affichent des hausses de prix contre 15 orientés à la baisse. A noter également que le prix moyen au mètre carré dépasse le seuil de 10.000 euros dans 4 arrondissements seulement. « Des seuils sont en train d’être franchis à la baisse », souligne Thierry Delesalle, notaire à Paris.

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Baisses de prix plus marquées pour les maisons

Hors de la capitale, le constat est relativement similaire. Globalement, et malgré des disparités entre départements, les ventes de logements anciens augmentent, en proche banlieue comme dans les départements de la Grande couronne (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d’Oise). Seul point noir, les transactions d’appartements ont reculé de 7% en Petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne).

Côté prix, « la baisse est limitée mais homogène » entre les départements de la Petite couronne sur le marché des appartements anciens, note Guénaël Chalut-Natal, notaire à Moret-sur-Loing (77). Dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne, ils reculent de 1,2% sur un an, à 5.280 et 4.200 euros du mètre carré respectivement. En Seine-Saint-Denis, ils fléchissent de 1,4% à 3.210 euros/m². D’ici la fin de l’année 2014, les prix pourraient repartir légèrement à la hausse cependant, d’après les données recueillies sur les avant-contrats. En Grande couronne, la baisse des prix est un peu plus significative et s’échelonne entre -2,1% dans les Yvelines (3.750 euros/m²) et -2,9% en Seine-et-Marne (2.640 euros/m²).

Sur le marché des maisons anciennes, qui « redresse un peu la tête » en termes de vente, les baisses de prix sont plus conséquentes. En Petite couronne, ils lâchent 4% sur un an, à 339.700 euros en moyenne. Les Hauts-de-Seine enregistrent le plus fort recul, de 4,8% à 545.300 euros. Plus loin de Paris, les prix des maisons perdent 2,9% en Grande couronne, à 271.700 euros en moyenne. Par ailleurs, les indicateurs avancés des notaires « laissent présager d’une grande stabilité des prix » des maisons en Grande couronne d’ici la fin de l’année 2014. Le chamboulement du marché immobilier francilien devra attendre.

Les quartiers les plus chers de Paris

Les notaires de Paris ont indiqué quels sont les quartiers les plus chers ou les plus abordables de la capitale. Le quartier de la Monnaie truste la tête de ce classement, avec un prix médian du mètre carré de 13.070 euros, devant Saint-Thomas-d’Aquin (12.790 euros/m²) et Odéon (12.340 euros/m²).

A l’inverse, la Goutte d’Or est le quartier le moins cher de Paris, avec une médiane située à 6.060 euros/m². Viennent ensuite la Villette (6.110 euros/m²) et Pont de Flandre (6.180 euros/m²).

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