Immobilier : plus de ménages en capacité d’acheter qu’il y a un an


Le pouvoir d'achat immobilier s'est amélioré sur les six premiers mois de 2013, selon la dernière étude Crédit Foncier/Paris Dauphine sur le sujet. Cette tendance est davantage marquée à Paris et en Ile-de-France.

Immeuble d'appartements anciens à Paris

Les ventes de logements devraient encore baisser en 2013, les intentions d’achat sont à bas niveau selon certains indicateurs, les taux de crédit immobilier remontent… Et pourtant, le dernier baromètre Capacim* (Capacité d’achat immobilier) du Crédit Foncier et de l’université Paris-Dauphine diffusé mardi 29 octobre 2013 montre que de plus nombreux ménages ont la possibilité d’acquérir un logement correspondant à leurs besoins à la fin du premier semestre 2013.

Un ménage francilien sur trois peut acheter sur Paris

L’augmentation de la capacité d’achat immobilier touche notamment Paris et l’Ile-de-France, en dépit des prix élevés observés dans la capitale et certaines villes de banlieue. D’après l’étude, 34,2% des ménages franciliens pouvaient ainsi acquérir un logement à la fin du mois de juin 2013, contre 32,9% un an auparavant, « soit une progression de 4% » du nombre de foyers. L’étude note que cette augmentation a été « significative » au deuxième trimestre 2013, un phénomène à mettre en lien notamment avec les taux historiquement bas de crédit immobilier observés sur cette période.

Dans les 19 villes d’Ile-de-France observées pour le baromètre Capacim, le pouvoir d’achat des ménages augmente également sur un an. En moyenne, 53,7% des ménages franciliens pouvaient se porter acquéreurs à la fin du premier semestre 2013, contre 51,8% à fin juin 2012. Les disparités sont cependant sensibles d’une ville à l’autre. A Neuilly-sur-Seine par exemple, seuls 27,9% des résidents d’Ile-de-France peuvent acheter, en hausse de 0,4%. D’autres communes moins huppées connaissent également une augmentation limitée, comme Saint-Denis (+0,9%, 65% des ménages) et Bobigny (+1%, 62,4% des foyers).

Certaines villes de banlieue se montrent davantage accessibles qu’il y a un an selon le baromètre. C’est notamment le cas de Massy, où le nombre de ménages franciliens en capacité d’achat progresse de 6,8% (60% des foyers). De même, des hausses significatives sont observées à Saint-Germain-en-Laye (+6,7%, 44,4% des ménages), Versailles (+6,5%, 44% des ménages) ou encore Nanterre (+5,5%, 54,2% des foyers).

Tendance plus favorable aux acheteurs dans les grandes villes de l’Ouest

Hors Ile-de-France, la capacité d’achat immobilier progresse plus sensiblement dans trois grandes métropoles de l’Ouest et notamment à Nantes qui affiche une hausse de 5,4% sur un an du nombre de ménages pouvant acquérir un logement. 64,7% des foyers peuvent ainsi acheter dans la préfecture des Pays de la Loire. A Toulouse, la proportion de foyers pouvant acheter progresse de 3,1% sur cette période (63,1% des ménages) tandis que Bordeaux connaît une augmentation de 2,4% (60,2% des ménages).

Par ailleurs, Rennes reste la métropole de province la plus accueillante pour les candidats à l’acquisition puisque 69,2% des ménages y sont en capacité d’achat d’après le baromètre. A l’inverse, Marseille (48%) et Lille (52,4%) sont en queue de classement.

*Le baromètre Capacim conjugue une appréciation de la demande de logement en fonction de la structure des ménages (basée sur les données de l’Insee), des revenus et du patrimoine à une analyse des prix des logements anciens par types de biens dans les villes étudiées. Les sources de données utilisées sont : la base mensuelle de la Banque de France sur les crédits aux ménages résidents, les enquêtes de l’INSEE sur les ménages et les bases BIEN et PERVAL des notaires.