Immobilier : plus de rendement en Ile-de-France qu’à Paris (ou ailleurs)


Depuis 2000, l'immobilier locatif s'avère plus rentable en Ile-de-France qu'à Paris, Lyon ou Marseille. Les performances de l'immobilier parisien se tassent depuis 2010 tandis que les rendements s'effondrent dans la cité phocéenne.  

L’immobilier locatif génère plus de rendement en Ile-de-France

Pour trouver du rendement, les investisseurs immobiliers feraient bien de cibler l’Ile-de-France. C’est l’un des enseignements de l’étude « 40 ans de performances comparées : 1975-2015 » publiée par l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) le 31 mai 2016. Celle-ci montre que depuis le début des années 2000, la rentabilité des investissements en région parisienne est constamment supérieure à celle de l’immobilier locatif à Paris, Lyon et Marseille.

Concrètement, le logement francilien a généré un taux de rendement interne (TRI)* de 12,2% sur la période 2000-2015, soit un peu plus que l’immobilier marseillais (12,1%) et lyonnais (11,7%). L’écart entre Paris (10,4%) et sa banlieue est quant à lui légèrement plus significatif. La capitale affiche une rentabilité supérieure d’un point à la moyenne hexagonale (9,4%) depuis la fin du XXème siècle. Celle-ci est tirée vers le bas par des « marchés en crise profonde, tant économique qu’immobilière, notamment dans certaines villes de petite taille », rappelle l’IEIF.

Marseille ne dépasse pas l’inflation depuis 2010

L’attrait du logement francilien se vérifie également à plus court terme. Son TRI sur dix ans s’établit ainsi à 8%, contre 6,9% dans Paris intra-muros. Pour la période 2010-2015, l’immobilier en Ile-de-France génère 5,8% de rendement tandis que la capitale plafonne à 3,6%. Une performance limitée que l’étude explique par « le tassement récent des valeurs vénales et la faible indexation des loyers, négative même en 2015 ». Résultat, l’immobilier parisien perd de sa superbe ces dernières années, alors qu’il figure dans le trio de tête des actifs les plus rémunérateurs sur 20, 30 et 40 ans étudiés par l’IEIF, avec les foncières et les actions.

Au-delà de la capitale et de sa région, l’IEIF relève un rendement sur dix ans de 5,6% pour l’immobilier lyonnais, un point au-dessus de la moyenne nationale (4,6%). A plus court terme, le TRI sur cinq ans des investissements dans la capitale des Gaules se fixe à 4,2%, contre 1,8% pour l’ensemble de l’Hexagone.

Contrairement à Paris et Lyon, Marseille ne dépasse pas la moyenne nationale depuis 2005. Le rendement sur dix ans des investissements locatifs dans la cité phocéenne se limite ainsi à 4%. Pire encore, le TRI sur cinq ans (0,4%) s’avère plus de deux fois inférieur à l’inflation (0,9% par an) sur la période. De quoi désespérer les bailleurs marseillais qui ont investi depuis 2010…

*Le taux de rendement interne mesure la rentabilité d’un investissement immobilier en tenant compte des recettes perçues par l’investisseur (loyers, plus-value à la revente) ainsi que des dépenses qu’il supporte (charges, impôts…).

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