Immobilier : stabilité en trompe l’œil des prix à Paris durant l’été


L’évolution des prix de l’immobilier parisien reste difficile à lire. Selon le baromètre juillet-août 2013 du réseau Meilleursagents.com, les prix ont fléchi d’à peine 0,1% durant l’été dans Paris intra-muros. Néanmoins, cette stabilité cache des disparités significatives.

Le prix des petites surfaces a ainsi augmenté de 1,3% sur cette période, alors que celui des plus grands appartements a reculé de 2,2%. « L’effet saisonnier qui avait gonflé la demande en grandes surfaces pendant le printemps est maintenant terminé », explique Sébastien de Lafond, président du réseau d’agents immobiliers pour expliquer cette baisse. Dans le même temps, les vendeurs de petits logements, destinés le plus souvent à la location, ont attendu la réforme de la fiscalité des plus-values immobilières entrée en vigueur au 1er septembre 2013 pour se lancer et, le cas échéant, revoir leurs prétentions.

Surtout, Meilleursagents.com explique la résistance des prix par un effet qualité : les ventes se sont concentrées sur les biens les plus recherchés, qui se négocient nécessairement à un prix plus élevé que la moyenne. Dans le même temps, les logements avec défauts ou moins attractifs trouvent plus difficilement preneurs au prix demandé par les vendeurs. Une bonne partie de ces derniers « font encore de la résistance et préfèrent repousser ou renoncer à la vente plutôt qu’ajuster leur prix ».

Une baisse des prix plus significative pourrait ainsi se produire avec une recrudescence des ventes de logements de moindre qualité. Pour autant, l’ajustement des prix à la baisse dans la capitale devrait rester modeste. Selon la Chambre des notaires de Paris – Ile-de-France, le prix moyen du mètre carré à Paris excède encore les 8.000 euros.