L’immobilier francilien reprend des couleurs, les prix se stabilisent

Partagez

Les ventes de logements anciens ont grimpé de 25% en Ile-de-France durant l'été. En banlieue, le retour des acheteurs prend forme, surtout sur le marché des appartements. Les prix devraient se stabiliser sur la fin d'année 2015.

 
L’immobilier ancien rebondit en Ile-de-France

Le regain de forme du marché immobilier francilien se confirme. Les ventes de logements anciens en Ile-de-France se sont en effet améliorées de 25% au troisième trimestre 2015, d'après les statistiques présentées par les notaires jeudi 26 novembre 2015. Une croissance beaucoup plus forte que celle observée sur la première moitié de l'année (+9%).

Avec 46.600 ventes enregistrées durant l'été, « le marché est beaucoup plus fluide », confirme Thierry Delesalle, notaire à Paris. Et ce, en dépit de l'augmentation des prix (+0,7% pour les appartements, +1% pour les maisons) entre les deuxième et troisième trimestres « qui tient au souhait des familles de concrétiser leur projet avant la rentrée », précisent les notaires.

Achats d'appartements en forte progression

Acheteurs et vendeurs ont chacun contribué à cette embellie. La légère hausse des taux de crédit immobilier observée entre juin et septembre « a forcément créé des réflexes chez les acquéreurs du type : " Attention, les taux montent, il faut qu'on y aille " », avance Thierry Delesalle. Dans le même temps, « les vendeurs ont intégré, petit à petit, la correction des prix » des 4 dernières années, facilitant ainsi la rencontre de l'offre et de la demande.

Les acquéreurs ont tiré parti de cette correction, notamment en dehors de Paris. En petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), les transactions d'appartements ont ainsi progressé de 28%, un dynamisme alimenté par le reflux des prix (-1,1% sur un an). « Ils sont en baisse dans toutes les communes qui enregistrent le plus de ventes, à l'exception de Saint-Denis », indique à ce propos Philippe Vidal, notaire à Paris.

 notaires-appartements-pc-t32015

En grande couronne (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d'Oise), le constat est similaire : les ventes d'appartements bondissent de 36% sur un an, portées par une diminution plus conséquente des prix (-2,5% sur un an). Les variations d'une ville à l'autre sont toutefois très aléatoires, les prix chutant de 11,3% à Corbeil-Essonnes et de 10,7% à Argenteuil tandis qu'ils prennent 12,8% à Meaux ou encore 7,2% à Saint-Germain-en-Laye.

Poussée des prix des maisons

Le marché des maisons anciennes franciliennes ne bénéficie pas tout à fait du même dynamisme. En petite couronne, 3.950 maisons seulement ont été cédées cet été (+9%) et les prix restent plus bas qu'il y a un an (-1,2%) malgré la hausse saisonnière. Plus en périphérie, le succès des maisons ne se dément pas : les achats en grande couronne progressent de 23% par rapport au troisième trimestre 2014, tandis que les prix suivent la même trajectoire qu'en petite couronne (-1% sur un an).

Pour la fin d'année 2015, les premières analyses des notaires annoncent une stabilisation des prix « alors qu'à cette époque de l'année, la tendance est plutôt baissière ». Dès lors, ils devraient retrouver à peu de choses près leur niveau de début 2015, avec l'exception notable des maisons anciennes : leur prix moyen en Ile-de-France se fixerait ainsi à 296.000 euros en janvier 2016, soit 3,1% de plus qu'un an plus tôt.



 

Réseaux Sociaux