La baisse des taux de crédit immobilier perdure en 2013


Selon l'observatoire CSA/Crédit Logement, les taux de crédit immobilier ont continué de baisser en janvier 2013. En revanche, le marché reste très contracté, s'inscrivant dans la suite logique de 2012.

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La nouvelle année n’a pas bouleversé le marché du crédit immobilier outre mesure : les taux continuent de baisser, tout comme la production de prêts à l’habitat. C’est le constat qu’il est possible de tirer de l’analyse du mois de janvier 2013 par l’observatoire du financement des marchés résidentiels CSA/Crédit Logement.

Ainsi, les taux s’établissent en moyenne à 3,16%, une nouvelle baisse donc alors qu’ils étaient tombés à 3,22% en fin d’année 2012. Les taux moyens pratiqués sont similaires pour l’accession dans l’ancien (3,16%) et dans le neuf (3,17%). Depuis mars 2012, ils ont cédé 79 points de base. La faiblesse des taux devrait donc perdurer, une bonne nouvelle pour les particuliers qui envisagent une renégociation de crédit dans les semaines qui viennent.

Le coût relatif des opérations s’établit quant à lui à 3,84 années de revenus. Il progresse de 2,1% sur un an au mois de janvier 2013, s’inscrivant ainsi dans la tendance observée en 2011 (+3,2%) et en 2012 (+1,8%). Le constat est similaire, mais sur un rythme beaucoup plus soutenu, concernant la demande d’apport personnel (+ 7,6% sur un an, depuis le début de l’année 2013, après + 4,1% en 2012 et + 9,8% en 2011).

Chute de la production et des durées de prêt

En revanche, les taux attractifs ne suffisent toujours pas à décider les particuliers emprunteurs et le marché du crédit immobilier reste très contracté. Après un recul de 26,4% en 2012 des montants accordés en prêt, le mois de janvier accuse une baisse de 21,5% de la production de crédits à l’habitat par rapport au mois de décembre 2012.

Un léger mieux avait cependant été observé en fin d’année, avec un retrait de « seulement » 14,6% au quatrième trimestre, expliqué par un mouvement d’anticipation des particuliers qui se sont engagés avant le 1er janvier 2013 et la fin du Scellier, les changements de conditions du PTZ+ ou encore la généralisation de la norme environnementale RT 2012.

Ce mouvement explique également la brutale chute des durées de crédits accordés pour l’accession dans le neuf (214 mois en janvier contre 243 mois en décembre 2012). Les durées reculent également dans l’ancien (212 mois en janvier contre 218 mois en décembre 2012), un mouvement plus habituel toutefois sur ce marché en début d’année.