La propriété immobilière nuit-elle à l’emploi ?


 

Plus les propriétaires sont nombreux, plus le chômage progresse. C’est en tout cas le paradoxe pointé par une étude du Peterson Institute de Boston*. D’après ses auteurs, un fort taux de propriété immobilière serait un préambule à une importante montée du chômage. L’étude explique ainsi qu’un « doublement du taux de propriété dans un Etat américain est suivi sur le long terme d’une hausse de plus du double du taux de chômage ».
L’étude pointe trois problèmes potentiels provoqués par une hausse du taux de propriété : une mobilité moindre des travailleurs, des temps de trajet plus importants entre le domicile et le lieu de travail et moins de créations d’entreprises. Les auteurs concluent que s’il n’y a pas de corrélation directe entre propriété et chômage, les propriétaires n’étant pas particulièrement plus au chômage que les locataires, la hausse du taux de propriété immobilière provoque des « externalités négatives » sur le marché de l’emploi. D’après la dernière étude du commissariat général au développement durable sur l’état du logement en France, 16,3 millions de ménages sont des propriétaires occupants (58,2% des ménages).

 

*L’étude est disponible en anglais uniquement