Le déficit foncier, une solution pour réduire son impôt ?


AVIS D'EXPERT VIDEO - Son Descolonges est directeur associé chez Kacius, cabinet de conseil en gestion de patrimoine et défiscalisation. Pour Toutsurlimmobilier.fr, il explique pourquoi les contribuables et investisseurs devraient s'intéresser au déficit foncier.

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Le plafonnement des niches fiscales ramené à 10.000 euros par an et par foyer fiscal au 1er janvier 2013 a compliqué la vie des contribuables comptant sur la défiscalisation pour réduire leurs impôts. Ce alors même que la pression fiscale ne cesse d’augmenter, en particulier sur les hauts revenus. Mais pour Son Descolonges, spécialiste de la gestion de patrimoine, il existe encore des solutions comme le déficit foncier pour les contribuables qui souhaitent diminuer la facture fiscale tout en investissant dans un patrimoine immobilier.

Le déficit foncier, qu’est-ce que c’est ?

« C’est un principe de régime commun, il s’adresse à tous les propriétaires bailleurs qui souhaitent réduire efficacement leurs impôts. Le principe est très simple, ils vont se porter acquéreur d’un bien immobilier ancien sur lequel ils vont engager des travaux de rénovation et l’ensemble des charges générées vont être déductibles des revenus fonciers qu’ils perçoivent par ailleurs. »

Quels sont les travaux déductibles ?

« Les travaux déductibles sont les travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration, à ne pas confondre avec les travaux d’agrandissement, de construction ou reconstruction qui eux ne rentrent pas dans le déficit foncier. »

Quels avantages pour le contribuable ?

« L’avantage du déficit foncier c’est qu’il ne rentre pas dans le plafonnement des niches fiscales puisque ce n’est pas une loi de défiscalisation mais un principe de droit commun, donc on va pouvoir gommer 100 % des revenus fonciers perçus par ailleurs et creuser également 10.700 euros sur les revenus globaux du contribuable.
Le déficit foncier d’immeuble présente un réel avantage pour les grosses fiscalités (…) il existe une réelle liberté pour le propriétaire bailleur, au terme des trois ans obligatoires de location et après l’imputation du dernier déficit, il pourra faire du bien immobilier sa résidence secondaire, sa résidence principale ou continuer à louer en vide ou en meublé. »