Le financement alternatif s’immisce dans l’investissement immobilier


La tendance au financement alternatif se confirme dans l’immobilier. 82% des collaborateurs des 40 sociétés d’investissement françaises interrogées estiment que les crédits alternatifs financeront de plus en plus les investissements immobiliers dans les années à venir, selon le baromètre du marché de l’investissement immobilier Ernst & Young (EY) publié mardi 14 janvier 2014. Alors qu’ils ne représentaient que 75% en 2013. Pour rappel, le financement alternatif provient notamment de compagnies d’assurance, de fonds de pension et de créances hypothécaires.

 
Un « regain d’activité » du marché des créances hypothécaires est envisagé par 69% des investisseurs contre moins de la moitié en 2013 (46%).

Ce type de financement pour le marché de l’immobilier apparaît comme une alternative satisfaisante à ce que proposent les banques qui « doivent respecter des ratios » et « vont davantage se désintéresser des prêts immobiliers », selon le directeur associé d’EY et co-auteur de l’étude, Christophe Barthet. Pour 67% des sondés, l’accord Bâle III, qui impose un renforcement des fonds propres des banques, engendra encore une limitation des prêts en vue de financer un projet immobilier de la part des établissements bancaires. « Il n’y a pas aujourd’hui de signes qui montrent que cette tendance sera remise en cause », d’après Christophe Barthet.