Les acheteurs favorisent l’agence immobilière, pas les locataires


Selon une étude de l'observatoire LCL, les propriétaires font majoritairement appel à une agence immobilière, ce qui n'est pas le cas des locataires, qui se tournent davantage vers les petites annonces ou encore le bouche à oreille.

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L’agence immobilière a encore de beaux jours devant elle. 59 % des propriétaires sondés se sont adressés à une agence immobilière pour l’achat d’un bien, selon une étude réalisée auprès de 354 propriétaires et 415 locataires, publiée le mardi 8 octobre par OpinionWay, observatoire LCL sur le logement. 35% se sont rendus directement en agence contre 24%, qui ont eu recours à divers sites internet d’agences immobilières.

 

Les locataires font moins appel aux agences que les propriétaires mais ils sont tout de même 36% à préférer l’agence à la sphère des particuliers : 19% des sondés ont trouvé leur logement principal par le biais des services internet des agences et 17% par un contact direct. Ils sont cependant plus nombreux à avoir recours au bouche à oreille ou aux petites annonces de particuliers publiées sur Internet ou dans la presse (38% au total).
Petites annonces et bouche à oreille arrivent en seconde position des procédés les plus utilisés dans la recherche d’un logement chez les propriétaires (39%).

Les frais d’agence bientôt plafonnés

Les résultats de cette étude peuvent étonner au regard de la montée des sites internet de particuliers à particuliers, proposant achat ou location de biens. De plus, les tarifs honoraires de location ou frais d’agence pratiqués par les agences immobilières (soit en moyenne un mois de loyer voire plus) restent élevés pour une partie de la population (étudiants…).

A ce sujet, le projet de loi Alur sur le logement et l’urbanisme, initié par Cécile Duflot, entend limiter ces honoraires de location, payés par le locataire. Seuls l’état des lieux et la rédaction du bail pourront être facturés, à parts égales entre bailleur et locataire. Un plafonnement du montant facturable au locataire afin d’éviter les abus sera également mis en place par décret. Ce seuil pourrait se situer entre 250 et 500 euros, en fonction d’informations communiquées par l’association UFC – Que choisir et la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim).

Le projet de loi doit être voté au plus tôt avant les élections municipales 2014 et au plus tard avant l’été, selon le cabinet de Cécile Duflot. Adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, il doit être examiné au Sénat à partir du mardi 22 octobre 2013. A suivre.

 

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