Les agences immobilières plutôt transparentes sur les honoraires et le DPE, Internet beaucoup moins


D'après une enquête de CLCV, la plupart des agences immobilières exposent la performance énergétique des logements en vente et les honoraires des agents comme il se doit. De fortes lacunes subsistent sur Internet.

dpe, honoraires, agences, immobilieres, internet

 

Votre agent immobilier joue-t-il le jeu et surtout, respecte-t-il la loi ? L’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) a dévoilé mardi 14 mai 2013 les résultats de son enquête sur l’affichage des étiquettes de diagnostic de performance énergétique (DPE) ainsi que sur celui des honoraires des agents immobiliers. Depuis le 1er janvier 2011, l’affichage de l’étiquette DPE est légalement obligatoire.

Plus de trois agences sur quatre respectent la loi

Globalement, la situation s’améliore dans les agences immobilières pour CLCV, puisque près de 85% des annonces immobilières (vente et location) présentées en agence respectent l’obligation d’affichage de l’étiquette DPE. En 2011, l’entrée en vigueur de cette obligation légale, moins de la moitié des annonces (43%) était en conformité avec la loi. « Il y a donc eu une réelle amélioration, même si 15 % des annonces sont encore « hors-la-loi » », note CLCV.

De même, concernant les honoraires des agents immobiliers, l’association de consommateurs a constaté que 77% des agences physiques jouaient le jeu de la transparence en les affichant en vitrine. « Les 23% restant n’indiquent aucune information et se contentent généralement de la fameuse mention FAI (frais d’agence inclus) sur les petites annonces », avance CLCV. Si ce résultat peut sembler satisfaisant, CLCV estime que « sur un sujet aussi important que la transparence tarifaire et l’information du public, ils auraient dû être bien meilleurs ».

Trop de laxisme sur Internet

En revanche, la loi a encore du mal à être intégrée dans les annonces immobilières postées sur Internet. 43% des annonces virtuelles étudiées par CLCV portaient mention de l’étiquette DPE, contre 20,30% en 2011, « un taux absolument insuffisant » pour l’association de consommateurs. Le respect de la loi varie cependant grandement entre les sites considérés reconnaît CLCV. Ces manquements concernent particulièrement les logements mis à la location, plus que ceux disponibles à la vente.

Pour autant, l’association exige l’instauration d’une amende de 38 euros pour ce type de manquement, de façon à ce que les professionnels appliquent la loi, dans les agences mais aussi sur Internet.

 

Pour son enquête, CLCV s’est penché sur 937 agences immobilières présentant un total de 35.475 annonces. Pour les annonces sur Internet, l’association s’est concentrée sur quatre sites regroupant 4.262 annonces

 

A lire également sur le sujet : 

« Une annonce immobilière qui reste longtemps est synonyme de prix trop élevé », interview de Malik Benrejdal, président du réseau de mandataires immobiliers I@D