Les agents immobiliers anticipent une légère baisse des prix en 2013


Après une année 2012 noire en termes d'activité, le marché immobilier ancien ne devrait pas sortir du marasme en 2013, selon la Fnaim. Les prix devraient légèrement refluer, mais des baisses conséquentes ne sont pas envisagées.

immobilier, prix, ancien, ventes

L’année 2012 a été bien difficile pour le marché immobilier ancien, tout comme pour le neuf, et 2013 ne devrait pas inverser la tendance. Mais au moins, « les prix n’augmentent plus » dans l’ancien, comme l’a expliqué Jean-François Buet, président de la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim). En 2012, et pour la France entière, les prix ont ainsi augmenté de 0,8% seulement, à comparer aux 7,3% enregistrés en 2011. Plus précisément, ils se sont appréciés de 2% en Ile-de-France, contre une hausse de 11,1% en 2011, et de 0,5% en Province, loin des 6,3% d’augmentation constatés l’année précédente. 

Un recul des prix plus marqué dans l’Ouest 

Les tendances trimestrielles récentes appuient ce constat. En Province, la diminution des prix est plus significative puisqu’elle est estimée à 1,5% pour le quatrième trimestre en glissement annuel. En Ile-de-France, et sur la même période, la Fnaim a constaté une hausse de 1,5%, particulièrement nourrie par l’inflation des prix des appartements en Petite couronne (+2,4%).

Le repli des prix est globalement plus marqué dans les régions de l’Ouest de la France, avec des baisses de l’ordre de 5% ou plus enregistrées par endroits au quatrième trimestre 2012. Cette tendance s’explique en partie par les augmentations de prix plus importantes qu’ailleurs connues par ces régions en 2011. Le quart Nord-Est du pays connaît quant à lui une baisse plus mesurée de l’ordre de 2% environ. Enfin, sur un large axe Paris-Lyon-Marseille, les prix restent stables, évoluant dans une fourchette entre -2 et 2% dans la plupart des cas. 

2013 va ressembler à 2012 

En revanche, le regain d’optimisme suscité par le léger repli des prix ne suffira pas à relancer le marché immobilier ancien en 2013, qui a perdu 150.000 transactions de 2011 à 2012 selon la Fnaim, pour atteindre 655.000 ventes enregistrées, soit un niveau très proche de celui de 2008 (673.000 ventes), année marquée par le déclenchement de la crise des subprimes. Pour 2012, c’est « une crise de confiance » qui a alimenté l’attentisme des ménages selon Jean-François Buet qui met également en cause les revirements politiques en matière de fiscalité immobilière. « La plupart de nos concitoyens ne savent plus du tout où on en est » sur la question de la fiscalité des plus-values immobilières, prise en exemple par le président de la Fnaim.

Ainsi, l’activité du marché devrait rester sur la même ligne en 2013, Jean-François Buet expliquant que « sauf événement extérieur majeur » et non prévisible à ce jour, les transactions ne devraient pas remonter la pente ni descendre sous le seuil des 600.000 ventes. En termes de prix, la tendance pointée par la Fnaim donne une fourchette située entre -2% et 0%, soit une légère baisse attendue mais bien loin de tout effondrement des prix. « Ce n’est pas encore la baisse attendue par beaucoup », souligne Jean-François Buet. Preuve apportée par la Fnaim à cet effet, les agents du réseau déclarent que si près des trois quarts des vendeurs sont prêts à consentir une baisse sur leurs prix, il faut plus de six mois pour ramener un vendeur à la raison dans près de quatre cas sur dix, ce qui allonge mathématiquement les délais de vente. Les baisses consenties sont de l’ordre de 2 à 5% « en fonction des prétentions initiales des vendeurs ».

Somme toute, 2013 ne devrait pas trop déroger à la tendance dégagée depuis 2007 sur le marché de l’ancien, année depuis laquelle les prix se sont appréciés de 0,1% en moyenne annuelle, dont 1,7% en Ile-de-France et même un repli de l’ordre de 0,3% en Province. Cette tendance de long terme, signe qu’il n’y a pas de marché spéculatif dans l’ancien pour la Fnaim, soutient également l’idée que les prix ne devraient pas brutalement s’effondrer comme cela s’était produit en 2008 et 2009 (-3,7% et -5,2% respectivement).

 

A lire également sur le même sujet : 

Le réseau Century 21 pointe une forte résistance des prix, malgré la chute des ventes en 2012

Meilleursagents.com anticipe une légère érosion des prix en Ile-de-France en 2013