Les loyers augmentent moins vite que l’inflation en 2013


D'après l'institut d'observation du marché locatif privé Clameur, les loyers sont en hausse de 0,5% sur un an depuis le début de l'année 2013. Ils reculent notamment à Paris ainsi qu'à Bordeaux, Nice ou encore Rennes.

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Bonne nouvelle pour les locataires (et moins bonne pour les bailleurs), l’augmentation des loyers reste maîtrisée en 2013. Selon l’institut Clameur, qui analyse les loyers de marché lors d’une nouvelle location ou d’une relocation*, les loyers du parc privé ont augmenté en moyenne de 0,5% sur un an depuis le début de l’année 2013. C’est moins que l’inflation, mesurée par l’Insee à 1%. Pour rappel, Clameur avait évalué la revalorisation moyenne des loyers à 2,2% en 2012, soit à peine plus que l’inflation. Les loyers avaient alors reculé dans une ville de plus de 100.000 habitants sur quatre.

Les loyers baissent à Paris

Au-delà de la variation moyenne, Clameur pointe quelques grandes villes où les loyers ont reculé significativement depuis le 1er janvier 2013, en particulier Nice (-2,4%), Rouen (-3%), Nancy (-3,1%) ou encore Rennes (-3,3%). De même, ils ont fléchi à Bordeaux (-1,5%). Au total, 14 villes de plus de 100.000 habitants enregistrent un recul des loyers moyens en 2013.

Surtout, et cela peut surprendre compte tenu de la hausse enregistrée en 2012 (+4,8%), les loyers ont baissé à Paris en 2013, de 1,3% en glissement annuel. Le loyer moyen dans la capitale est ainsi estimé à 23,90 euros par mètre carré.

Ailleurs en France, la progression des loyers est restée inférieure à l’inflation dans 10 villes de plus de 100.000 habitants, dont Nantes (+0,8%), Strasbourg et Dijon (+0,5%), ainsi que Marseille (+0,3%) et Grenoble (+0,1%).

Enfin, 16 villes de plus de 100.000 habitants ont connu une augmentation des loyers supérieure à l’inflation, dont 5 villes où la hausse est supérieure à 5% : Reims (+6,8%), Roubaix (+6,6%), Brest (+6%), Mulhouse (+5,7%) et Aix-en-Provence (+5,2%). Les villes de Lille (+2,3%), Toulouse (+1,4%) et Lyon (+1,1%) ont enregistré des augmentations plus contenues.

La mobilité des locataires continue de faiblir

Signe inquiétant pour le marché de la location privée, la mobilité résidentielle des locataires continue de chuter : fixée à 27% pour 2012, elle recule une nouvelle fois, à 26,3%, ce qui signifie qu’à peine plus d’un quart des logements privés mis en location sont remis sur le marché, suite à une relocation dans 95% des cas. « Cela signifie que depuis 2011, l’offre locative privée nouvelle (présentée chaque année sur le marché) s’est contractée de près de 90.000 » logements, estime Michel Mouillart, économiste spécialisé dans l’immobilier et professeur à Paris-Ouest. La situation est particulièrement inquiétante à Marseille (17,8%) et Paris (17,6%), où la faible mobilité contribue à la rareté de l’offre locative et à tendre davantage ces marchés déjà très demandés.

 

*Les variations données par Clameur pour les loyers à la relocation ou pour une location nouvelle diffèrent nécessairement des indications de l’indice de revalorisation des loyers (IRL), ce dernier s’appliquant aux baux en cours.


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