Les prix de l’immobilier français surévalués de plus de 30 %


Selon The Economist, la pierre reste particulièrement surévaluée en France puisque les prix à l'achat sont surestimés de 39% par rapport aux loyers. Comparés aux capacités financières des ménages, ils le sont de 34%.

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Les prix de l’immobilier français sont sans aucun doute élevés et même beaucoup trop selon certains. Dans son dernier indicateur des prix de l’immobilier à l’international, le magazine britannique The Economist affirme que les prix de l’immobilier français sont très largement surévalués. Précisément, la prestigieuse publication indique que le rapport des prix de l’immobilier aux loyers pratiqués montre une surévaluation du prix de la pierre de 39%. Ramenés aux revenus des ménages, les prix de l’immobilier français seraient surestimés de 34%. Le classement du magazine montre d’ailleurs que c’est en France que la déconnexion entre les prix à l’achat et les revenus des acheteurs est la plus importante.

Dans son article, The Economist explique que « les prix des propriétés chutent rapidement aux Pays-Bas et ils s’affaissent également en France. Les évaluations élevées dans ces deux pays pointent de nouvelles misères à venir. » Le marché immobilier néerlandais est lui aussi fortement surévalué, de 33% compte tenu de la capacité financière des ménages. Le magazine parie ainsi sur une bulle immobilière dans l’Hexagone, dont l’explosion serait à venir. Si la surestimation des prix de l’immobilier est largement constatée par les acteurs de l’immobilier, institutionnels comme professionnels, un recul brutal des prix n’est pas nécessairement en vue : la faiblesse de la construction de logements maintient en effet les prix à un niveau élevé. Ainsi, si les prix sont orientés à la baisse, le déficit de logements ralentit considérablement la diminution de ceux-ci.

A titre de comparaison, le marché immobilier allemand reste sous-évalué de 17%, que ce soit par rapport au niveau des loyers ou aux ressources des ménages. En Grande-Bretagne en revanche, les prix à l’achat sont surestimés de 19% par rapport aux loyers et de 11% comparés aux revenus. Le marché espagnol reste surcoté quant à lui de 15 et 16% respectivement.