Les prix de l’immobilier reculent à Paris en début d’année


Comme en début d'année 2012, le réseau d'agents immobilier Meilleursagents.com note une baisse des prix de l'immobilier en Ile-de-France en janvier 2013. Mais cette année, le recul des prix devrait être plus durable.

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2013 débute comme 2012 sur le marché immobilier francilien, c’est-à-dire avec des prix orientés à la baisse. Si l’on est encore loin de ce que Sébastien de Lafond, président du réseau Meilleursagents.com, appelle « une franche baisse des prix », force est de constater que l’ajustement progressif des prix à la baisse dans Paris et sa région évoqué en fin d’année 2012 s’est manifesté durant le premier mois de 2013.

Selon le dernier baromètre de Meilleursagents.com, les prix reculent de 0,3% en janvier dans la capitale. En Petite Couronne (92, 93, 94), ils fléchissent de 0,7%, un recul principalement alimenté par le département des Hauts-de-Seine (-1,4%). En Grande Couronne (77, 78, 91, 95), la baisse est légèrement moins marquée (-0,4%).

Globalement, le marché continue de rétrécir au fur et à mesure que les vendeurs dits « opportunistes », c’est-à-dire qui recherchent une plus-value importante en vendant à prix fort, disparaissent. Seules les ventes pour cause de mobilité forcée par des circonstances professionnelles ou familiales perdurent, ce qui signifie mécaniquement que ces vendeurs revoient leurs prétentions à la baisse pour trouver preneur le plus rapidement possible.

« Insensiblement, vendeurs et acheteurs se rapprochent dans un marché rétréci en volume et où la vérité des prix doit plus que jamais s’apprécier au cas par cas », estime ainsi Sébastien de Lafond. Pour autant, l’attentisme prime toujours chez les acheteurs, qui attendent des baisses significatives pour se lancer dans de nombreux cas, malgré des taux de crédit immobilier au plus bas pour financer leur acquisition. De fait, en l’absence de forte chute, le marché devrait rester atone en 2013, Meilleursagents.com évoquant une fourchette de l’ordre de 500.000 à 600.000 transactions dans l’ancien sur l’ensemble du territoire. « Dans ces conditions, les prix s’ajustent sans s’effondrer et reflètent progressivement la réalité composite du marché » selon Sébastien de Lafond, même si le recul des prix devrait être plus significatif en 2013 qu’en 2012.

 

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