Location : les augmentations de loyers sont de retour

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Les loyers repartent à la hausse dans certaines grandes villes. Les locataires déménagent plus, la vacance diminue et le marché locatif se porte mieux en 2016.

Les loyers repartent doucement à la hausse en 2016
 

La baisse des loyers, c'est fini ou presque. A fin mai 2016, les prix à la location progressent de 0,6% en moyenne sur douze mois, selon les données diffusées par l'observatoire Clameur mardi 31 mai. Une moyenne peu parlante, compte tenu des différentes évolutions constatées d'une ville à une autre.

Poussée à la hausse à Grenoble, Bordeaux et Marseille

En effet, certains bailleurs se retrouvent toujours contraints de revoir leurs prétentions à la baisse pour trouver un locataire. Les loyers à la relocation (ou pour une location nouvelle) reculent par exemple de 2,3% à Reims (12 euros/m²) et de 0,8% à Nantes (11,9 euros/m²).

Plus globalement, l'observatoire Clameur relève une certaine stabilité des prix à la location dans les grandes villes. Ils ne bougent pratiquement pas à Dijon (10,9 euros/m²), Toulouse (11,7 euros/m²), Strasbourg (12,3 euros/m²), Lyon (12,7 euros/m²), Lille (13,1 euros/m²), Montpellier (13,3 euros/m²) et Nice (15,4 euros/m²). Même constat à Paris (25 euros/m²), où les propriétaires doivent composer avec un double encadrement des loyers, à la relocation mais également au renouvellement de bail pour les contrats signés après le 1er août 2015.

En revanche, certaines métropoles voient les prix à la location repartir de l'avant, plus ou moins timidement. A Rennes par exemple, la progression se limite à 0,7% (12,3 euros/m²). Mais à Marseille (12,2 euros/m²) et Bordeaux (13 euros), elle atteint au moins 1%, de même qu'à Grenoble (12,2 euros/m²). « Lorsque les loyers progressent, c'est dans la majorité des cas après avoir baissé en 2015 », précise l'observatoire, Bordeaux faisant notamment exception.

A noter : La hausse des loyers est plus prononcée pour les grands appartements de cinq pièces et plus (+1,5%) et les deux pièces (+1%). Elle est davantage contenue pour les trois pièces (+0,5%), quatre pièces (+0,3%) et studios (+0,1%).


Plus de déménagements, plus de travaux

Au-delà des prix à la location, le marché locatif a retrouvé des couleurs au printemps 2016. A fin mai, le taux de mobilité résidentielle des locataires, indicateur qui mesure la proportion de foyers qui changent d'adresse chaque année, s'établit ainsi à 30,8%, contre 28,2% en 2015 et 25,2% en 2014. « Nombre de locataires du secteur privé ont choisi de réaliser leurs projets d'accession à la propriété, tant dans le neuf que dans l'ancien » en profitant notamment des taux de crédit immobilier au plus bas et du renforcement du prêt à taux zéro (PTZ). Résultat, ces néo-propriétaires ont laissé la place à de nouveaux locataires, d'où la hausse des emménagements.

Autre signal positif, « l'effort d'amélioration et d'entretien des logements redevient plus intense », pointe Clameur. Les bailleurs ont réalisé des travaux de ce type à l'occasion d'une relocation sur six (16,3%). « Pour autant cette évolution, aussi positive soit-elle, ne paraît pas (encore ?) suffisante pour enrayer le mouvement de dégradation constaté depuis trois années », tempère l'observatoire. En 2013, 30,6% des relocations faisaient l'objet de travaux préalables, un niveau tombé à 12,9% en 2015. Autrement dit, il reste des efforts à faire du côté des bailleurs.

A noter : La vacance locative recule. « Le niveau actuel de la vacance, cinq semaines en moyenne, équivaut à une perte annuelle de 3% des loyers perçus », estime Clameur. En cas de travaux, la période durant laquelle les propriétaires n'ont pas de locataires atteint toutefois neuf semaines.



 

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