Location meublée : loyers en hausse à Paris

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Les loyers des locations meublées ont augmenté de 1,27% à Paris au troisième trimestre 2015, selon le baromètre de la plateforme spécialisée Lodgis. A l'inverse, ils chutent de près de 4% dans la banlieue ouest de la capitale.

 
Les loyers des locations meublées parisiennes en hausse

Il va falloir encore patienter avant d'observer une baisse des loyers meublés parisiens. Selon le baromètre de la location meublée de la plateforme spécialisée Lodgis, diffusé mardi 13 octobre 2015, les prix à la location dans la capitale ont progressé de 1,27% sur un an en moyenne au troisième trimestre. Le loyer moyen se négocie ainsi à 36,66 euros du mètre carré.

Dans le détail, Lodgis pointe la faible hausse des loyers dans les arrondissements les plus centraux (Ier au VIIIème), où les prix à la location ont grappillé 0,70% seulement (40,78 euros/m²). Un rythme de progression deux fois plus faible que celui observé dans les arrondissements hors centre (du IXème au XXème), où les loyers se sont appréciés de 1,45% (34,31 euros/m²). Cette différenciation entre les arrondissements centraux et périphériques n'est cependant pas nouvelle, puisque Lodgis relève cette tendance depuis le troisième trimestre 2014. Enfin, « contre toute attente, l'Ouest parisien affiche quant à lui un net recul de ses loyers en comparaison avec le troisième trimestre 2014 (-3,75%) », note la plateforme. Le loyer moyen en périphérie Ouest se situe ainsi à 25,99 euros/m².

La location meublée parisienne résiste ainsi à la baisse générale des loyers observée en 2015. Pour rappel, les prix des locations vides dans la capitale ont reculé de 1,8% en moyenne sur la période janvier-août 2015 d'après l'observatoire Clameur.

Trop tôt pour un effet encadrement des loyers

A ce stade, les locations meublées parisiennes sont encore peu impactées par l'encadrement des loyers en vigueur dans la capitale depuis le 1er août 2015. « Il est en effet un peu tôt pour que les propriétaires aient pleine conscience des tenants et aboutissants de cette mesure », rappelle Lodgis. La plateforme juge par ailleurs que les bailleurs qui proposent un ameublement de qualité, « au-delà du simple équipement obligatoire », sont en mesure d'appliquer un complément de loyer, et donc de dépasser les limites strictes de l'encadrement. Pour autant, la loi est floue à ce propos, la faute entre autres à un dispositif inadapté aux spécificités des meublés. Et selon toute vraisemblance, il faudra attendre les premières jurisprudences en la matière pour savoir ce qui est permis ou non.



 

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