Location saisonnière sur Internet : les signes pour éviter les arnaques


La répression des fraudes alerte les consommateurs sur les offres de locations saisonnières proposées sur Internet. Pour éviter les déconvenues, elle livre quelques conseils de base aux vacanciers afin de détecter les arnaques.  

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Tout était trop simple. Quelques clics, une belle vue du chalet et des pistes… Vous êtes conquis et réservez votre location pour cet hiver directement sur Internet. Mais une fois arrivé sur place, c’est le drame : le chalet promis n’existe pas ou il est occupé par son propriétaire qui n’a pas l’intention de le quitter. C’est pour éviter ce genre de déconvenues que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a publié une note de mise en garde sur le site du ministère de l’Economie mercredi 24 décembre 2014.

Réflexes essentiels

La répression des fraudes livre ainsi quelques conseils de base à destination des vacanciers trop pressés ou peu méfiants. La DGCCRF en appelle à la vigilance des internautes dans trois cas de figure spécifiques :

– « Si le prix paraît très bas pour la saison et compte tenu de la prestation proposée »
– « Si le site internet ne propose qu’un numéro de téléphone portable comme moyen de contact »
– « Si la réservation n’est proposée qu’en échange d’un paiement rapide »

Par ailleurs, la répression des fraudes rappelle qu’il est essentiel de se renseigner au préalable sur le site qui propose la location. Assurez-vous donc qu’il s’agisse « d’un site connu, que toutes les informations d’identifications sont accessibles, qu’il est possible de le contacter et que la plate-forme de paiement est sécurisée (icône cadenas dans la barre de recherche notamment) ». Les forums de discussion sur lesquels les usagers font part de leurs expériences, heureuses comme malheureuses, sont également à consulter pour en apprendre un peu plus « sur la réputation du loueur ».

Contrat de bail exigé

Enfin, les internautes doivent se prémunir avant de payer quoi que ce soit. En premier lieu, ils doivent vérifier que la location choisie existe bien et correspond à la description et aux informations données. Vous devez donc disposer de l’adresse précise du logement au préalable. Après quoi, vous pouvez vérifier par vous-même que la location existe bel et bien et son apparence sur Internet avec des outils de localisation type Google Maps. N’hésitez pas non plus à demander des renseignements aux institutions locales, type office de tourisme.

Surtout, vous ne devez rien signer en l’absence de contrat de bail. Pour la DGCCRF, il doit être produit en double exemplaire, signé par le bailleur et le locataire et indiquer la description des lieux, les dates de la location et son prix. Ce contrat de bail est particulièrement crucial au moment de trancher les potentiels litiges.

S’il est déjà trop tard pour éviter les entourloupes, les internautes lésés peuvent s’adresser aux directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) ou directement à la Gendarmerie Nationale.

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