Logement : l’écart entre locataires aisés et modestes recule


Les ménages locataires les plus modestes continuent de consacrer une part plus importante de leur budget au logement mais l’écart se réduit avec les locataires les plus aisés, selon une étude de l’Insee sur les comportements de consommation. Entre 2005 et 2011, le budget logement (loyers, charges et énergie) des 20% de locataires les plus modestes est resté stable à 24%. En revanche, les 20% de locataires les plus aisés ont augmenté leurs dépenses pour se loger, en y consacrant 22% de leurs ressources en 2011 contre 20% en 2005.

 

Dans le même temps, le poids du logement dans le budget des propriétaires est en léger recul. 11% des ressources des ménages les moins biens dotés financièrement étaient dévolues à ce poste de dépense en 2005, contre 10% en 2011. Cette diminution vaut également pour les 20% de ménages les plus riches (6% en 2011 contre 7% en 2005). En revanche, si la part de ménages aisés propriétaires reste stable à 79%, celle des ménages les plus modestes a fortement diminué en six ans, passant de 45 à 34%.

Globalement, l’Insee montre que les dépenses de logement augmentent plus rapidement (+22% sur la période) que la dépense totale de consommation (+17%). Pour contrecarrer ce phénomène, en particulier pour les locataires et copropriétaires, la ministre du Logement Cécile Duflot a présenté son projet de loi Alur sur le logement et l’urbanisme, qui vise notamment à réduire les frais d’agence des locataires, à encadrer les loyers dans les grandes agglomérations ou encore à améliorer la transparence financière des copropriétés.