Logement : les propositions de NKM et Hidalgo pour Paris


Les deux principales candidates à la mairie de Paris en 2014 dévoilent peu à peu leurs propositions, notamment en matière de logement. Logement social et intermédiaire, prix de l'immobilier, le point sur les pistes de Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo.

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A l’occasion des prochaines élections municipales (9 et 16 mars 2014), la campagne électorale va se concentrer notamment sur le thème du logement à Paris. Et pour cause : entre des loyers particulièrement élevés et un prix moyen du mètre carré qui excède les 8.000 euros, de nombreux Parisiens ou nouveaux arrivants peinent à trouver un toit dans la capitale.

Cette problématique prégnante est donc sans surprise au cœur des propositions des deux favorites du scrutin, Anne Hidalgo (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP). Si les idées divergent, les deux candidates mettent l’accent sur la question du logement social et du prix des logements.

NKM : un logement intermédiaire pour chaque logement social

Les propositions de la candidate désignée par la primaire de l’UMP tournent essentiellement autour du logement social. En particulier, Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite associer la construction de nouveaux logements sociaux à celle de logements intermédiaires. Ainsi, pour chaque logement social supplémentaire, un logement intermédiaire serait également construit, de manière à développer une offre « à destination des classes moyennes ».

Au-delà de ce principe, NKM entend également modifier les conditions d’attribution des logements sociaux dans la capitale. Plus précisément, elle souhaite « réserver une part plus importante du parc existant aux personnes accomplissant des missions d’intérêt général comme les infirmières ou les policiers ».

Parmi ses autres objectifs affichés en la matière, la candidate UMP entend appuyer la réhabilitation du parc de logements sociaux. Elle propose par ailleurs d’affecter « en priorité » les recettes supplémentaires liées aux droits de mutation à titre onéreux à la construction de logements intermédiaires, « en cas de hausse exceptionnelle des prix de l’immobilier ». Pour mémoire, les droits de mutation sur les achats immobiliers devraient augmenter en 2014 et en 2015, ce qui ne se traduira pas nécessairement par une hausse des recettes fiscales si les ventes ou les prix venaient à baisser.

Hidalgo veut plafonner les prix de vente

De son côté, l’actuelle adjointe au maire de Paris Anne Hidalgo se distingue par une proposition forte pour lutter contre les prix élevés de l’immobilier dans la capitale. Ainsi, dans son programme présenté sous la forme d’un livre numérique, la candidate PS propose de « plafonner, sur la base d’une grille tarifaire, le prix de vente des logements anciens et des logements ayant bénéficié des prêts à taux zéro ». Sur l’évolution des loyers, Anne Hidalgo renvoie en revanche la balle au gouvernement et à la future mouture de l’encadrement des loyers présentée par Cécile Duflot dans son projet de loi sur le logement et l’urbanisme.

En dehors du plafonnement des prix de vente, la candidate socialiste reste assez proche des axes poursuivis par François Hollande et le gouvernement en matière de logement. Comme sa principale concurrente, elle met l’accent sur la construction de logements intermédiaires, une piste que le chef de l’Etat entend explorer également. Anne Hidalgo reste encore dans la lignée du gouvernement avec ses propositions en faveur de la surélévation de logements, afin d’augmenter la densification, de la remise en location des logements vacants ou encore de la transformation de bureaux « vides ou obsolètes » en logements. De même, elle entend favoriser le développement de l’habitat alternatif et participatif, un objectif également poursuivi par Cécile Duflot dans son projet de loi Alur.