Nouveau recul des taux de crédit immobilier en février 2013


L'observatoire du financement des marchés résidentiels CSA/Crédit Logement fait état d'un nouveau repli des taux de crédit au mois de février à 3,13% en moyenne, en dépit d'un marché atone.

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Et si la chute n’avait pas de fin ? Pour le mois de février 2013, l’observatoire du financement des marchés résidentiels CSA/Crédit Logement note une nouvelle baisse des taux de crédit immobilier proposés aux particuliers, à 3,13%, contre 3,16% en janvier et 3,22% en fin d’année 2012. Le recul des taux continue donc, alors que des courtiers en ligne comme Empruntis ou encore Immoprêt et Cafpi évoquent une stabilisation à venir, après de nouvelles légères baisses en février.
« Depuis février 2012, les taux ont donc reculé de 82 points de base », indique l’observatoire, qui note toutefois que le repli profite davantage à l’accession dans l’ancien (3,08% contre 3,97% en février 2012) qu’au marché de l’immobilier neuf (3,18% contre 3,93% en février 2012). Pour le financement de travaux, le taux moyen se situe à 3,20% (3,93% en février 2012). Illustration de la faiblesse des taux pratiqués par les banques et autres établissements de crédit, 82,3% des prêts à l’habitat accordés à des ménages en février se situent sous les 3,50%.
La durée moyenne des prêts contractés en février est en hausse, aussi bien dans l’ancien, à 213 mois (17 ans et 9 mois), contre 212 en janvier et 223 mois un an auparavant, que dans le neuf, à 219 mois (18 ans et 3 mois), après 209 mois en janvier (240 mois en février 2012).

 

La solvabilité des emprunteurs pas au rendez-vous

Pour autant, si les taux de crédit immobilier n’ont jamais été aussi attractifs, cela ne suffit pas à relancer significativement l’activité. Ce alors que le coût relatif des opérations est à son plus bas (3,74 années de revenus) depuis janvier 2010 selon l’observatoire et s’établit en moyenne 4,44 années de revenus pour un achat dans le neuf, 4,39 années dans l’ancien. De plus, l’apport personnel ne progresse que très légèrement depuis le début de l’année (+1%) en comparaison des évolutions observées en 2012 (+4,1%) et surtout en 2011 (+9,8%).
Ainsi, malgré des taux au plus bas et l’accalmie en termes de coût relatif des opérations, l’indicateur de solvabilité de la demande de l’observatoire ne s’est pas redressé comme il aurait dû. « La baisse des taux d’intérêt qui avait permis à l’indicateur de résister durant une grande partie de l’année 2012 n’est plus suffisante pour sauvegarder la solvabilité de la demande. Le niveau actuel de l’indicateur de solvabilité résume donc la faiblesse de la demande et l’atonie des marchés immobiliers. »
Conséquence, le montant des crédits distribués aux ménages pour financer un achat immobilier recule de 27,2% par rapport aux deux premiers mois de 2012, malgré un léger rebond en février. « Néanmoins, la chute de la production de crédits paraît terminée et le total des prêts accordés semble maintenant se stabiliser », estime l’observatoire.

 

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