Paris parmi les villes les plus chères du monde


Si elle n'est pas la plus chère, Paris figure toujours en bonne place au classement des villes où le coût de la vie est le plus élevé au niveau mondial. San Francisco, Berlin et Dublin deviennent de plus en plus huppées, au contraire de Rio de Janeiro et Moscou.  

Paris, une des villes les plus chères pour se loger dans le monde

Vivre à Paris coûte-t-il plus cher qu’à Londres, New York ou San Francisco ? Pour le savoir, le spécialiste du conseil en immobilier d’entreprise Savills a mené une étude sur le coût moyen du logement par employé dans les plus grandes villes mondiales. Décryptage.

Une vie plus chère à Hong Kong qu’à Paris

Comme attendu, un duo de mégalopoles situées de part et d’autre de l’Océan Atlantique domine ce classement, à savoir Londres et New York. Il faut compter sur 112.800 dollars par personne et par an, ou un peu plus de 99.000 euros*, pour apprécier la vie londonienne. Soit un budget un tout petit peu plus conséquent que celui à prévoir pour qui veut s’expatrier à la Grosse Pomme (111.300 dollars ou 97.800 euros).

Contrairement à ce que pourraient penser les Parisiens, la Ville lumière ne complète pas le podium des métropoles les plus onéreuses au monde : il s’agit de Hong Kong, où il faut compter 90.600 euros à l’année. Un budget supérieur de plus de 20.000 euros à celui à prévoir pour vivre à Paris (68.700 euros) selon la société britannique. Si ce montant vous semble particulièrement élevé, il s’explique par la méthodologie de l’enquête : Savills s’appuie sur des groupes de référence pour mesurer le coût du logement, groupes composés d’un PDG d’âge moyen et d’un cadre senior expatriés ainsi que d’un cadre et de quatre employés locaux. Ils vivent dans différents quartiers et types d’habitat. Autrement dit, l’étude se base sur un niveau de vie plus élevé que la moyenne.  

La capitale française, malgré la diminution des prix de l’immobilier depuis 2011 et le recul des loyers (-2% en 2015 selon l’étude), devance ainsi celle du Japon, une année à Tokyo coûtant près de 61.300 euros.

Dublin et Berlin profitent de prix (encore) abordables

Si Paris et ses comparses vous sont inaccessibles, Savills met en avant plusieurs métropoles à l’essor notable mais aux prix plus abordables. Sans surprise, San Francisco prend la tête de ce classement des villes d’avenir, en lien avec le développement de la Silicon Valley californienne. Le coût de la vie reste toutefois assez élevé (58.250 euros) et continue de grimper, la faute notamment à l’explosion des loyers (+72% entre 2008 et 2015). Ils ont pris 14% sur la seule année 2015, « reflétant la forte demande d’une population grandissante et le boom de l’économie digitale ». Les prix de l’immobilier ont quant à eux gagné 45% en dix ans.

Si vous cherchez une ville en plein envol mais moins onéreuse, inutile de traverser l’océan, le Rhin suffira. Une année à Berlin coûte ainsi près de 24.350 euros « seulement ». Comparés à ceux de San Francisco, les loyers sont restés un peu plus sages, bien qu’ils aient gagné 58% depuis 2008. Et si les prix de l’immobilier ont doublé sur les dix dernières années, ils restent modestes face à ceux affichés par les plus grandes mégalopoles.

Autre alternative possible, Dublin profite également de l’essor de son économie. La capitale irlandaise, qui abrite notamment les sièges européens de Google et Facebook, tire également parti de prix immobiliers plutôt abordables. « Pour ceux qui cherchent à acheter une maison, les prix sont encore 36% en dessous du pic de 2006 », ajoute l’étude. Ils sont surtout moitié moins élevés qu’à Londres et se situent à 66% des prix parisiens. Comptez tout de même 32.000 euros l’année si vous souhaitez voir si l’herbe y est effectivement plus verte.

Chute des loyers à Moscou et Rio de Janeiro

A contrario des villes à fort potentiel, deux métropoles connaissent une régression significative. Moscou (42.435 euros l’année) a notamment perdu de son attractivité, en particulier pour les investisseurs immobiliers. Les loyers ont notamment chuté de 53% depuis 2008 (-18% en 2015). Même constat, quoi qu’un peu moins sévère, à Rio de Janeiro où les prix à la location ont cédé 8% l’année dernière. De quoi faire fuir les investisseurs immobiliers.

*Selon le taux de change relevé le 6 avril 2016

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