Première étape validée à l’Assemblée pour le nouveau prêt à taux zéro


Les députés ont voté jeudi 12 novembre 2015 la nouvelle version du prêt à taux zéro concoctée par le gouvernement, sans y apporter de modifications. Une initiative largement saluée par les professionnels de l'immobilier.

Les députés ont approuvé la réforme du PTZ

La réforme du prêt à taux zéro (PTZ) fait consensus. L’Assemblée nationale a adopté la nouvelle version améliorée du PTZ jeudi 12 novembre 2015, dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de Budget pour 2016. La réforme, présentée par le gouvernement lundi 9 novembre, a été votée sans modification et entrera en vigueur dès le 1er janvier 2016. L’exécutif espère ainsi doubler le nombre de bénéficiaires et aider 120.000 ménages à accéder à la propriété l’année prochaine.

Pour en savoir plus : Plafonds de revenus relevés, montant et durée du prêt, extension dans l’ancien… A quoi ressemble le nouveau PTZ ?

« Le gouvernement a entendu les professionnels »

Dans l’ensemble, les spécialistes de l’immobilier saluent l’amélioration du PTZ, appelée de leurs vœux depuis longtemps. « Le gouvernement a entendu les professionnels », se félicite ainsi le président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) Jean-François Buet dans un communiqué daté du 9 novembre. « Aujourd’hui, je n’ai entendu qu’un mot [de la part des professionnels, Ndlr] : merci », a glissé à cet égard le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert lors de la présentation du nouveau PTZ.

Sans surprise, les constructeurs de maisons individuelles, dont la clientèle est majoritairement constituée de nouveaux propriétaires, clament leur satisfaction. Pour l’Union des maisons françaises (UMF), « le plan annoncé rencontre pleinement les souhaits exprimés » par l’organisation, à savoir le relèvement des plafonds de revenus, l’augmentation de son montant et l’extension des différés de remboursement à l’ensemble des bénéficiaires. Une bonne nouvelle qui s’ajoute à la sauvegarde de l’APL accession, promise par François Hollande à la fin du mois de septembre, rappelle l’UMF.

Le déploiement du dispositif à l’ensemble du territoire pour l’achat d’un logement ancien sous conditions de travaux suscite également l’enthousiasme. « C’est (…) le volet de la réforme concernant le logement existant avec travaux qui mérite le satisfecit le plus marqué. Il témoigne d’une inflexion politique majeure », estime ainsi Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier en crédit Cafpi, dans un communiqué diffusé le 10 novembre.

En dépit de toutes ces louanges, certains professionnels souhaitent que le gouvernement ne s’arrête pas en si bon chemin. « Les efforts louables de l’exécutif pour relancer le logement semblent incohérents avec une mesure récente très préjudiciable au marché : la hausse des droits de mutation à titre onéreux, permise aux conseils départementaux par la loi en 2014 », estime ainsi la Fnaim. Une manière de pousser l’Etat à passer « un contrat de modération » avec les départements afin d’alléger la fiscalité de l’achat immobilier. Et de faciliter encore plus le premier achat immobilier.