Près d’un logement sur trois inoccupé dans certains quartiers de Paris


Le site Data Publica a révélé mardi 18 juin 2013 que 193.000 logements étaient peu ou pas du tout occupés en 2009, date du dernier recensement de l’Insee, soit un taux moyen atteignant 14,27% sur l’ensemble de Paris.

 

Ces chiffres sont, toutefois, variables selon les arrondissements de la ville lumière. En effet, c’est dans les quartiers les plus chers de la capitale que l’on trouve le plus grand nombre d’habitations inoccupées, la palme revenant au VIIIème arrondissement avec un taux avoisinant les 30%. Suivent de près les IVème et VIème arrondissements avec, respectivement, 28,28% et 28,11% de logements vides ou peu occupés, alors que seuls 9,55% et 8,24% des logements du XIXème et XXème, quartiers plus populaires, seraient dans le même cas.

 

La corrélation entre ces chiffres et le prix du mètre carré à Paris est assez évidente. C’est dans les quartiers où les prix de l’immobilier sont les plus chers que le nombre de logements vacants, secondaires et occasionnels est le plus élevé.
Pour Data Publica, la ville la plus touristique au monde est victime de son succès. Avec des capacités financières fortes, de plus en plus d’investisseurs étrangers achètent dans Paris et n’y vivent pas ou peu.

 

Pour éviter que la ville se transforme en un « immense hôtel international », le site évoque l’exemple de New york, qui a mis en place des procédures complexes et des taxes pour les étrangers voulant faire l’acquisition d’un appartement.
Peut-être des pistes à étudier pour la ministre du Logement Cécile Duflot, qui a fait de la lutte contre les logements vides une priorité voire une « obsession » selon ses dires.