Près d’un ménage sur 10 vit dans un logement trop petit pour ses besoins


 

Une des formes du mal-logement qu’est la suroccupation, c’est-à-dire le fait de vivre dans un lieu trop exigu pour le nombre de résidents, touche 5,1 millions de personnes d’après les données publiées par l’Insee jeudi 27 juin 2013. L’organisme, qui se base sur les statistiques du recensement 2010, montre ainsi que 1,4 million de logements sont suroccupés en France. Ainsi, 9,5% des ménages (deux personnes et plus) vivent dans un logement trop petit. Ce phénomène est en léger recul puisque ce taux s’établissait à 10,8% en 1999.

Comme attendu, le phénomène touche prioritairement les grandes agglomérations urbaines, où la population est fortement concentrée. De plus, les grandes villes, et en premier lieu Paris, se caractérisent par un décalage important entre l’offre et la demande de logements, qui encourage la suroccupation de logements.

 

De plus, ce sont les familles nombreuses qui peinent le plus à trouver un logement adapté. Si ce constat n’est là encore pas une surprise, il convient de noter que la suroccupation « atteint 16% des ménages de cinq personnes et même 38% au-delà » selon l’étude. « Près de la moitié des habitants vivant dans des logements suroccupés appartiennent à des ménages de cinq personnes ou plus ».

La suroccupation d’un logement est appréciée au regard du nombre de pièces ou de la surface habitable du logement. « Dans le premier cas, on apprécie le degré d’intimité dont disposent les occupants du logement, dans le second, l’espace disponible », explique l’Insee. A titre d’exemple, un couple avec un garçon et une fille, âgés de 5 et 11 ans, qui vit dans un logement disposant d’une à trois pièces habite un logement suroccupé car cette famille aurait besoin de quatre pièces.

Le projet de loi Alur, présenté par la ministre du Logement Cécile Duflot, n’aborde pas spécifiquement la question des logements suroccupés. Il pose néanmoins comme objectif un meilleur accès au logement, en particulier pour les locataires.